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Une autre Europe

[argumentaire développé]

Une nouvelle donne pour l’Europe


drapeau-europe-roamingPlus que jamais nous avons besoin d’Europe. Vu l’immensité des déséquilibres financiers accumulés à travers la planète, vu la gravité de la crise sociale et la grande mobilité du capital, agir au niveau national ne peut pas suffire pour sortir de la crise. Plus que jamais, pour protéger notre modèle social et peser pour peser sur la marche du monde, nous avons besoin de l’Europe.


“Le Non français n’est pas un rejet de l’Europe elle-même mais un rejet de l’Europe néolibérale, affirmait juste après le référendum John Monks, Secrétaire Général de la Confédération européenne des Syndicats (CES). Aux yeux des salariés, l’Europe n’est pas apparue comme une réponse au problème du chômage. Près de 80 % des ouvriers ont dit non. La CES sera du côté de la France sur ce sujet.”.


Et le problème ne concerne pas que les Pays-Bas ou la France : « Je ne sais pas quel aurait été le résultat en Autriche » affirmait en janvier 2006 le Chancelier Schüssel. “Si les Allemands se prononçaient par référendum, je suis sûr qu’ils voteraient non” affirmait le 31 mai 2005 Peter Altmaier, député CDU, “il faudrait que le modèle social soit clarifié.”


Un an après l’échec des référendums français et hollandais, «le temps de la renégociation approche» (Le Monde du 2 juin 2006). Les Ministres des Affaires étrangères des 25, réunis près de Vienne le 27 mai, ont levé les tabous qui entouraient cette question : on va renégocier. Mais renégocier quoi ? Telle est la question…


Si l’on veut sortir l’Europe de l’ornière, c’est sur le plan social qu’il faut agir aujourd’hui tout autant que sur le plan institutionnel. Plus que jamais, pour protéger notre modèle social et pour peser sur la marche du monde, nous avons besoin d’Europe. Voilà pourquoi, nous devons agir avec force pour que s’engagent sans tarder des négociations portant sur quatre questions clefs :

1 • Répondre à l’urgence. Sortir de la crise budgétaire.

icon-piecesIl manque 16 milliards à l’enveloppe budgétaire de l’Europe. La création d’un impôt européen (impôt sur les bénéfices, écotaxe ou taxe Tobin améliorée) devient une priorité et permettrait de lutter contre le Dumping Fiscal entre États membres et la délocalisation.
Il financerait la recherche, la politique agricole, les fonds structurels et l’ensemble des politiques européennes existantes ou en germe. Mais aussi la diplomatie et la défense européennes.

2 • Fixer un cap. Négocier un traité social.

drapeau-europe-socialeNon seulement l’Europe doit être un bouclier protecteur, mais elle doit inciter chaque pays à améliorer son système social en allant voir chez le voisin ce qu’il y a de mieux.
Négocions un Traité social, qui fixe des critères de convergence sociaux ambitieux et change les règles du jeu en matière de monnaie, de fiscalité, d’agriculture et de relations Nord-Sud.
Un Traité qui reconnaît la primauté du principe d’intérêt général sur le droit de la concurrence. Un Traité qui reconnaît vraiment en droit la notion de service public et donne contenu et force à la notion de développement durable.

3 • Élaguer et démocratiser les institutions.

icon_reseauPasser d’un système intergouvernemental (le système actuel) qui nécessite l’unanimité des chefs d’États, a un régime parlementaire. C’est bien un débat politique (droite / gauche) qui est tranché dans un Parlement et non un combat entre nations.

4 • Doter l’Europe d’une diplomatie et d’une force de paix.

picassoIl est fondamental et urgent de construire enfin une vraie diplomatie et une véritable armée européennes.

Que les citoyens s’expriment !

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