La solution interdite
Pierre Larrouturou - Ed. DDB - critique Marianne
C’est l’histoire d’un scandale. C’est l’histoire d’une crise que l’on aurait pu éviter si nos dirigeants avaient écouté les économistes qui, comme Pierre Larrouturou, tiraient la sonnette d’alarme. C’est l’histoire d’un monde qui s’enfonce dans le chaos, parce que ses dirigeants semblent incapables de comprendre les causes profondes de la crise et sont donc incapables de s’attaquer aux racines du mal. De façon claire et argumentée, Pierre Larrouturou rend accessible à tous une analyse nouvelle des déséquilibres causés par trente ans de politiques néo-libérales. Mais il ne se contente pas de dénoncer les erreurs passées : il explique de façon très concrète comment, en agissant avec force sur sept leviers, on peut sortir de la crise. On peut créer 2 millions d’emplois et on ne le fait pas. Voilà le scandale. En refermant le livre, chacun se dira qu’il est, à nouveau, possible d’espérer. Mais qu’il y a urgence à débattre. Urgence à agir.
Le livre noir du libéralisme
Pierre Larrouturou - Ed. Du Rocher
Chiffres à l’appui, Pierre Larrouturou démonte les mécanismes et les dangers du libéralisme. Il est de ceux qui avaient prévu la crise actuelle. Un livre prémonitoire mais aussi brulant par son actualité : il propose des solutions et un véritable plan d’action. L’auteur dénonce les mensonges du bilan affiché par l’UMP. De façon très argumentée, il démasque les impasses et les dangers de la stratégie économique de Nicolas Sarkozy. Car, si le système économique mondial menace de s’effondrer, il y a urgence à construire une alternative.
Manifeste Utopia
Utopia - Ed. Parangon,Vs 
Pour construire, il faut préalablement déconstruire et, pour cela, remettre en cause trois aliénation : le dogme de la croissance comme solution “magique” à tous les maux, la consommation comme seul critère d’épanouissement individuel, et le travail érigé en valeur absolue. Le manifeste Utopia ne se contente pas d’apporter sa réflexion approfondie sur les questions essentielles de notre société mais propose un grand nombre de solutions dans tous les domaines du champ socioéconomique.
Géopolitique du chaos
Ignacio Ramonet - Ed. Folio actuel
La mondialisation n’est ni une fatalité incontournable, ni un “accident” de l’histoire. Elle constitue un grande défi à relever, une sauvagerie potentielle à réguler, c’est-à-dire au bout du compte à, civiliser. Les marchés financiers dictent désormais leur loi aux États et au responsables politiques. L’auteur nous ouvre ici quelques pistes pour que la démocratie retrouve de la crédibilité dans le domaine décisif de l’économie.
L’Empire de la honte
Jean Ziegler - Ed. Livre de Poche
Jean Ziegler, rapporteur à l’ONU, témoigne d’une connaissance exceptionnelle du terrain, démonte cette formidable machine à broyer et à soumettre qu’est le système libéral. Ces deux armes de destruction massive sont la dette et la faim. Par l’endettement les États abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découlent, les peuples agonisent et renoncent à leur liberté. Oui, c’est bien l’empire de la honte qui s’est mis en place sur la planète.
Le socialisme selon Marx
Michel Henry - Ed. Sulliver 
Les trois textes ici réunis constituent une introduction à la lecture de Marx en insistant tout particulièrement sur le processus intellectuel qui le conduit à définir le socialisme à partir de « l’individu vivant », en lequel il voit le fondement de la réalité économique.
Avec Michel Henry, il devient possible de comprendre en quoi
« le marxisme est l’ensemble des contresens qui ont été faits sur Marx », et de réhabiliter « l’un des plus grands penseurs de tous les temps ».
La grande crise du XXIe siècle
Isaac Johsua - Ed. La Découverte
- compte rendu
Contrairement à ce qu’affirme de larges cercles de la gauche,
la sous-consommation n’est pas la cause de la crise. Il s’agit d’une crise de suraccumulation, ou l’accumulation du capital s’effectue à un rythme tel qu’elle ne peut maintenir le taux de profit escompté. On ne changera pas des la crise sans un changement radical de l’édifice économique et social.
Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières
Frédéric Lordon - Ed. Raison d’Agir - résumé 
Dans un style brillant et salutaire, Frédéric Lordon fustige les dérives de l’innovation financière qui nous ont menés à la crise. Son livre est un voyage au cœur des manipulations boursières et nous dévoile avec précision les stratégies qui animent les banques d’affaires.
Un ouvrage indispensable pour se familiariser avec la finance internationale et prendre la mesure des changements radicaux qui s’imposent à notre système économique.
Le capitalisme est en train de s’autodétruire
Patrick Artus - Ed. La Découverte 
Dans ce livre décapant et remarquable de clarté, les auteurs n’y vont pas par quatre chemins pour qualifier ce paradoxe : c’est au moment où le capitalisme n’a jamais été aussi prospère qu’il apparaît le plus vulnérable, et nous avec lui. Parce qu’il s’agit d’un capitalisme sans projet, qui ne fait rien d’utile de ses milliards, qui n’investit pas, qui ne prépare pas l’avenir. Et face au malaise social, les gouvernements ne traitent le plus souvent que les symptômes, faute de prendre en compte le fond du problème. Ce problème, c’est l’absurdité du comportement des grands investisseurs, qui exigent des entreprises des résultats beaucoup trop élevés. Du coup, elles privilégient le rendement à trois mois plutôt que l’investissement à long terme, quitte à délocaliser, à faire pression sur les salaires et à renoncer à créer des emplois ici et maintenant.
Une démocratie asphyxiée : L’état des droits de l’Homme en France
La ligue des droits de l’Homme - Ed. La Découverte 
C’est un bilan accablant des premiers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy que dresse la Ligue des droits de l’Homme dans ce livre.
Une présidence marquée par la rupture revendiquée : nouvelles orientations politiques, bouleversement de la manière d’exercer le pouvoir, mais surtout rupture avec les droits de l’Homme, malgré l’utilisation purement marketing qui en est faite par le nouveau pouvoir.
La LDH alerte en premier lieu sur “l’asphyxie de la démocratie” que provoque le présidentialisme de N. Sarkozy. Elle met ensuite en garde contre le “tout sécuritaire”, servi par une escalade législative, et contre la société du contrôle et de la surveillance qui tend à s’imposer. Enfin, l’exercice d’une diplomatie désinhibée (Libye, Chine, Russie…) accorde la prééminence à la valeur “contrat” au détriment des droits de l’Homme, alors que la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme est condamnée à jouer les utilités. La fragmentation sociale que porte en germe la politique du nouveau pouvoir lance le défi de la construction de nouvelles solidarités.
Mon utopie
Albert Jacquard - Ed. Stock 
“J’atteins l’âge où proposer une utopie est un devoir; l’âge où les époques à venir semblent toutes également éloignées : qu’elles appartiennent à des siècles lointains ou à de prochaines décennies, elles sont toutes tapies dans un domaine temporel que je ne parcourrai pas”. A une époque où tout le monde ne parle que de “réalisme” pour en fait imposer la dictature de l’argent, Albert Jacquard prend ici du recul. Recul par rapport à sa propre trajectoire dont il retrace le fil ; recul par rapport à l’actualité et ses contraintes en imaginant ce que pourrait être une “Cité où tout serait école”, où le travail aliénant serait réduit au minimum, où personne ne se soucierait du déficit de la Sécurité sociale parce que les soins seraient considérés comme un droit imprescriptible, où la lutte pour la compétition serait abolie, où l’accumulation des richesses céderait le pas à l’organisation des rencontres… Utopie que tout cela ? Bien sûr, mais raisonnable. Le cours des choses n’a-t-il pas déjà commencé à donner raison à Albert Jacquard ? Et puis, qu’y a-t-il de plus sensé que de chercher une nouvelle voie quand nous savons les autres irrémédiablement bouchées ?
Comment les riches détruisent la planète
Hervé Kempf - Ed. Seuil 
« Un vigoureux réquisitoire contre “l’idéologie néolibérale”, coupable de conduire la planète à sa propre destruction. Excessif ? L’auteur aligne les comparaisons troublantes comme les liens entre les excès de la société de consommation, la naissance d’une oligarchie mondiale et les changements climatiques en cours. »
Olivier Nouaillas, La Vie
Urgence planète Terre
Al Gore - Ed. Hachette/Pluriel 
Par les fonctions qu’il a occupé, l’ancien vice-présidents Al Gore à pu vérifier sur le terrain mais aussi auprès des instances scientifiques les plus prestigieuses les méfaits de la crise environnementale. Le bilan est alarmant et c’est un véritable plan Marshall qu’il nous propose de mettre en œuvre. Son livre est une bible écologique concentrant tous les défis à relever si nous voulons éviter d’hypothéquer notre avenir.
La haine de la démocratie
Jacques Rancière - Ed. La fabrique
Un livre de 100 pages pour nous rappeler la puissance subversive toujours neuve et toujours menacée de l’idée démocratique. Il faut remonter au scandale premier que représente la “gouvernement du peuple” pour saisir les liens complexes entre démocratie, politique, république et représentation. Se rappeler que le suffrage universel n’est en rien une conséquence naturelle de la démocratie. La démocratie n’est ni une forme de gouvernement qui permet à l’oligarchie de régner au nom du peuple, ni cette forme de société qui règle le pouvoir de la marchandise. La démocratie, c’est l’indistinction première du gouvernant et du gouverné, qui se donne à voir quand l’évidence du pouvoir naturel des meilleurs, des savants, de la richesse ou des mieux nés se trouve dénudé de ses prestiges.
Un autre monde - contre le fanatisme du marché
Joseph E. Stiglitz - Ed Le Livre de Poche
“Les politiques et les économistes qui promettent que la libéralisation du commerce va améliorer le sort de tous sont des imposteurs.” nous dit sans détours Stiglitz, prix Nobel d’économie. Il démontre que la mondialisation, telle que l’ont imposée les puissances occidentales, a empêché d’obtenir l’équilibre requis. Un panorama saisissant la politique commerciale des pays développés et de son tragique bilan économique, écologique et humain mais aussi des solutions concrètes pour y remédier.
Faut-il croire au développement durable ?
Gilles Rotillon - Ed L’Harmattan, Questions contemporaines
Si le développement durable envahit les discours, les dégradations environnementales s’accentuent et les inégalités s’accroissent. Malgré ce constat largement partagé, y a t-il les forces sociales suffisantes pour le promouvoir réellement ?
La thèse qui est défendue ici est que ce sont les Etat des pays développés qui sont seuls capables de mettre en œuvre les politiques indispensables pour déclencher le processus qui ferait du développement durable une réalité et non un simple vœu pieux.

