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Crise financière, crise économique : comprendre pour agir
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Archive : octobre 2009


La recherche
n’est pas la priorité du gouvernement :
La preuve par 9

Par Bertrand LAFORGE le 21/10/2009

Henri Audier, directeur de Recherche au CNRS, ancien membre du conseil d’administration du CNRS, membre du bureau national du SNCS-FSU, analyse pour nous les données du livre “jaune” de la loi de finance 2010 qui vient d’être rendu public et qui produit les chiffres du financement de la recherche en 2007 et 2008 en France.


recherche par tkcdkr

Que sont devenues les deux promesses de Jacques Chirac qui affirmait en 2002,  «  En 2007, nous serons en tête de l’Europe pour l’effort de recherche » complétée par Nicolas Sarkozy en 2007 qui reprenait de plus belle, «  Il y aura 1,8 milliard de plus chaque année pour l’enseignement supérieur et la recherche » ?


Le résultat est sans appel, la part du PIB investit dans la recherche a baissé sensiblement depuis 2004. Notons qu’en  2008 les « financements budgétaires de la recherche » civile (incluant environ 10 % d’aide aux entreprises) ne représente plus que 0,53 % du PIB, la baisse de ce ratio étant de 31 % en cinq ans ! En euros constants, les budgets de la recherche ont même diminué.


Ainsi Henri Audier précise : “Nicolas Sarkozy affirmait « La France en seconde division de la science ne serait plus la France » . Or en deuxième division, nous y sommes : les dernières statistiques de l’OCDE donne comme chiffre provisoire (voir plus loin) pour l’effort de recherche de la France : 2,08 % du PIB, très loin de l’objectif des 3 % du PIB. Ce chiffre marque une nouvelle chute et confirme une décroissance constante depuis 2002 (2,24 % alors). La France est quatorzième mondialement et se situe significativement en dessous le la moyenne OCDE (2,29 %).”


Lisez la suite de l’analyse de Henri Audier ici.

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Sauvons TDF !

Par Marc Victor le 19/10/2009

De très nombreux élus s’inquiètent à juste titre de la couverture insuffisante prévue par le CSA du territoire français de la TNT. L’état doit assumer toutes ses responsabilités en ne faisant pas porter cette mission sur les communes et départements ou pire encore en obligeant les déshérités de la couverture à devoir s’équiper de systèmes de réception satellite, ce qui les privera de toutes façons des chaines locales France 3 compris.
Une autre solution serait de s’abonner à des offres triple Play  coûteuses notamment pour les retraités et les foyers modestes, lorsqu’elles existent, mais ces offres sont rarement disponibles  dans les campagnes, double peine donc pour les ruraux…


L’état, en revendant TDF a progressivement démissionné de son rôle de distribution égalitaire de service  de radio et télévision dans les territoires, il a laissé faire  l’inacceptable, c’est-à-dire la prise de contrôle  d’une entreprise autrefois publique par des fonds majoritairement anglo-saxons dont le seul objectif est de faire vite du cash, quitte à détruire TDF, pas de couvrir le territoire français et de servir nos concitoyens avec la qualité exceptionnelle  qui  caractérise nos réseaux.


Il y a donc urgence à réparer cette faute, en permettant tout à la fois un financement sérieux de la couverture territoriale française, et en sortant de TDF ses actionnaires prédateurs afin que cette entreprise puisse assurer avec  ses talents la mission de service public dont la nation a besoin.


Je peux dire que tous les salariés de TDF sont prêt à relever ce défi pour leur pays, et ils y parviendront si le gouvernement et le président de la république, comme nous n’en doutons pas prennent conscience de l’enjeu majeur dont il est question, c’est-à-dire l’égalité des français concernant  l’accès gratuit à la réception  de la radio  et de la télévision, mais aussi au bon fonctionnement des communications des services publics ( ministère de l’intérieur, police, gendarmerie, pompiers, sécurité civile, défense nationale ) et de la téléphonie mobile.


Marc Victor,


blogmestre de “Sauvons TDF”

http://sauvonstdf.over-blog.com/

 


L’affaire Jean Sarkozy
ou comment devenir la risée du monde

Par Nouvelle Gauche le 16/10/2009

Des pratiques d’un autre temps. Alors que Nouvelle Gauche se réjouit en général de toute proposition permettant de redonner aux actifs français une activité professionnelle, nous dénonçons la manière intolérable dont les institutions françaises sont mises au service de la carrière du fils du président de la République, Jean Sarkozy.


Les pratiques qui se sont développées autour de l’exercice du pouvoir de Nicolas Sarkozy sont celles d’un autre temps et d’un autre régime et constituent une insulte à l’Esprit des Lumières et aux progrès de l’Esprit Humain dont parlait si justement Condorcet.


Dans un premier temps Jean Sarkozy a profité de la main mise de son père sur l’UMP pour être intronisé Dauphin dans le département des Hauts de Seine. Etre propulsé à la tête du conseil général par la simple volonté du monarque ne suffisait certainement pas puisque déjà se profile une nouvelle opportunité professionnelle pour ce dernier : la direction de l’EPAD,  organisme gérant le développement du site de la Défense.


L’indignation internationale. Mais cette fois, l’affaire de la probable “nomination” de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, fait grand bruit. Même la majorité “soudée derrière son leader” se fissure sur cette question malgré les tentatives désespérées  de F. Fillon et X. Bertrand pour calmer la tempête.


Loin de se tasser, l’affaire prend une dimension internationale dans les médias au détriment de la crédibilité de la France et de ses institutions. Les chinois, les anglais comme beaucoup de peuples du monde, peuvent se gausser en toute légitimité et sont en situation de pouvoir donner à la France des leçons de démocratie :



 

 

État de services : fils de président… Alors que toute la politique de Nicolas Sarkozy se nourrit à longueur d’année des mots “compétence” et “évaluation”, pouvons-nous tolérer la nomination d’un “modeste” étudiant de deuxième année de droit à la tête d’un établissement public dont l’action est déterminante pour la vie économique de l’Ile de France ?

 

Il est en effet utile de rappeler que Jean Sarkozy, loin d’être la “bombe intellectuelle” dont le statut de “génie” aurait pu motiver une telle anomalie de carrière, est en fait déjà âgé de 23 ans, ce qui pour un étudiant de 2ème année de fac est déjà vénérable (5 ans après l’âge d’obtention du baccalauréat, il n’a acquis qu’un niveau bac+1). Encore un exemple patent de l’échec en premier cycle universitaire…

 

 


Le tour des gauches

Par Nouvelle Gauche le 10/10/2009

Nouvelle Gauche au cœur du débat politique. Après l’université des Verts et d’Europe Écologie, l’eurodéputée Corinne Lepage et l’économiste du PCF Pierre Ivorra, Pierre Larrouturou rencontrera Michel Sapin, ancien ministre de l’économie et des finances, secrétaire national du PS chargé de l’économie.


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Ce tour des formations politiques engagé par Pierre Larrouturou, confirme Nouvelle Gauche dans sa volonté de dialogue avec l’ensemble des forces progressistes. Les idées de Nouvelle Gauche poursuivent leurs avancées et s’installent dans le paysage politique au point de devenir incontournables dans la construction d’un projet fédérateur de toute la gauche offrant une alternative crédible au libéralisme.


Pierre Larrouturou, le Président de Nouvelle Gauche, était invité :


• Fin août, à prendre la parole (à deux reprises) aux Universités d’été des Verts et d’Europe écologie.


• Dans le cadre des débats organisés à Lyon par Libération, il débattait avec Mercédes Erra, Directrice Générale de Euro RSCG worldwide, sur l’avenir du capitalisme.


• Le 24 septembre au matin, à l’invitation de Mediapart, débat avec Corinne Lepage, députée européenne et vice-présidente du Modem.


• Le 24 septembre au soir, à l’invitation du PCF, débat avec Pierre Ivorra, économiste et éditorialiste à l’Humanité.


• Le 14 octobre, débat à l’invitation du PS avec Michel Sapin, ancien ministre et député de l’Indre.


• Le 17 octobre à Dunkerque, à l’invitation de Résistance Sociale, un réseau de militants proches de Jean-Pierre Chevènement, débat avec Claude Nicolet (MRC), Marc Dolez (PG) et Patrick Bessac, porte-parole du PCF.



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Pour mieux vivre ensemble au travail!

Par Boris Faure le 10/10/2009

Le suicide d’un 24ème salarié de France Télécom ce lundi est la dernière illustration tragique d’une dérive sociétale qui rend de plus en plus douloureux et anxiogène le rapport des travailleurs au travail.


Ce que propose la Droite, travailler plus pour gagner plus, peut s’entendre aujourd’hui comme une ode masochiste au travailler plus pour souffrir plus.

La gauche doit donc porter un discours alternatif, non seulement, et c’est son rôle traditionnel,  sur la répartition du  travail dans une optique quantitative (comment lutter contre le chômage en partageant le travail à travers des politiques publiques ou une législation incitative), ce qui relève des politiques publiques pour l’emploi correctives et régulatrices des imperfections d’un marché du tout libéral , mais également en développant un argumentaire et des mesures pour mieux vivre ensemble au travail.


Si le salariat a été le modèle dominant des 30 glorieuses, si le système de protection sociale dans l’Etat providence a été accolé au modèle salarial, force est de constater que nous avons aujourd’hui changé de paradigme sous les coups de boutoirs d’une contre révolution libérale qui, depuis les années 1980, s’est emparée du monde du travail en impulsant des changements de fonds dévastateurs pour l’équilibre des personnes :

La montée des temps partiels subis, la précarisation d’un nombre croissants d’emplois, l’individualisation des contrats de travail avec le développement des contrats à durée déterminée ou des contrats de prestations de service en lieu et place de contrats de salariés, ont provoqué la montée en puissance de ce « temps des incertitudes » qu’analyse avec justesse Robert Castel, directeur de l’EHESS.  Des incertitudes qui minent le moral d’agents déboussolés par un changement de paradigme mondial.


Le développement d’un discours managérial sur la « qualité totale », l’insistance sur la notion d’évaluation permanente de la performance, « la chasse aux couts » effrénée, l’allongement du temps de travail, la perte d’influence des partenaires sociaux, sont autant de symptômes d’un même mal : « L’individualisation forcée » des rapports de travail dans une optique de contrôle de tous par tous (dont parle longuement Christophe Desjours, psychatre du travail)  qui isole  « l’homo-économicus » dans son rapport à l’entreprise et aux autres agents économiques perçus comme autant de concurrents potentiels. Le Darwinisme social et économique qui en découle promeut la réussite de quelques uns comme l’illustration de la validité d’un système qui tend pourtant à laisser sur le bord de la route un grand nombre d’agents, sinon leur majorité. En grossissant le trait, c’est le modèle de la salle des marchés généralisé, où les bonus mirifiques du « top management » représentent 1000 fois le montant du salaire de la secrétaire qui enregistre les ordres de ventes et d’achats : Honte à la secrétaire qui n’a pu devenir trader. Vae Victis et malheurs aux perdants de la guerre économique.


Nous devons donc, urgemment, proposer un changement de paradigme sous peine de voir une machine économique devenue folle générer de plus en plus de dégâts humains autour d’elle.

Changer économiquement, pour aboutir à un système d’entreprise dans lequel les valeurs collectives de solidarité au travail seraient régénérées, un système qui pourrait faire la place aux logiques coopératives développées par des d’agents retrouvant le sens du travailler ensemble.


Changer socialement, en entrant dans un nouveau modèle de civilisation sachant prendre en considération pour mesurer la richesse d’un pays le bien être au travail ou la création de richesse hors du travail ( sur le temps « libéré » du travail au service de l’action associative, militante ou culturelle … au service des autres).


En terme de modèle d’administration publique, L’Etat social moderne que nous appelons de nos vœux devrait être en mesure de changer pour ne plus copier servilement les pires méthodes de direction des hommes issues de l’entreprise  pour promouvoir notamment les valeurs de dialogue social pour impulser des changements, de responsabilisation collective des agents par le biais d’un modèle plus coopératif (en donnant par exemple force de loi aux accords sociaux négociés entre représentants des personnels et représentants de l’administration dans le domaine des conditions de travail)/ Un Etat moderne n’est plus aujourd’hui un Etat modeste, le besoin d’Etat révélé par la Crise est là pour le prouver.


Il y à tant à faire. Voilà un terrain formidable d’expérimentation sociale pour une gauche qui cherche à se régénérer idéologiquement parlant en proposant un modèle de société alternatif au modèle dominant du tout libéral.

Un nombre énorme de citoyens nous attendent sur ce terrain politique. Tous ceux qui hurlent dans la noirceur du monde d’aujourd’hui « j’ai très mal au travail ». Mais également tous les autres. La masse importante de ceux qui prennent leur mal en patience en se disant que le travail n’est qu’un mal nécessaire. Pour nous tous donc.

Il y a là un impératif moral universel : Car Rien ne justifiera jamais qu’une entreprise, ou une administration publique, adoptent un modèle de développement régressif et violent qui fait du salarié “ cet appendice de chair dans une machinerie d’acier ”, selon les mots de Karl Marx


Boris Faure

Varsovie


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