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Crise financière, crise économique : comprendre pour agir
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Une orientation pour le PS, soutenez le GPS

Par Nouvelle Gauche le 25/04/2010

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A Nouvelle Gauche, nous oeuvrons depuis plusieurs années pour que le Parti Socialiste fasse un travail sur le fond pour répondre à l’urgence sociale que nous connaissons depuis plusieurs années et qui s’est encore aggravée avec la crise. En 2010, les choses bougent puisque pas moins de 4 conventions thématique du PS sont programmées et nous comptons à cette occasion prendre notre part dans le travail de reflexion.

Malgré un calendrier plus que tendu, Nouvelle Gauche a travaillé avec d’autres militants du PS rassemblés au sein de la plateforme de rassemblement trans-courants Grand Projet Socialiste afin de contribuer à ce travail de rénovation du projet politique de la gauche dans la perspective de 2012. Nous venons de déposer notre synthèse alternative « Une Urgence sociale et écologique » à l’occasion de la Convention nationale pour un nouveau modèle de développement.

Le GPS veut donner une orientation au PS afin de s’attaquer sans hypocrisie au chômage de masse, revaloriser les salaires et récupérer l’intérêt de la création monétaire, actuellement capté par les banques privées, et financer ainsi les budgets publics.


Un groupe GPS a été créé sur la Coopol pour défendre le texte auquel nous avons contribué, le rendre accessible à chacun d’entre vous et d’en assurer la large diffusion. N’hésitez pas à rejoindre ce groupe et à y contribuer. Le texte défend en particulier le passage à la semaine de 4 jours qui nous est si cher car nous pensons que c’est une arme redoutable contre le chômage de masse.

S’il vous paraît aller dans le bon sens, vous pouvez écrire à : gps.donnonsunsensauprojet@gmail.com pour signifier votre soutien (indiquez vos prénoms, nom, section et responsabilités ou mandats éventuels) et obtenir plus d’informations. Un site dédié à la mise en discussion de ce texte au sein du PS est en cours de finalisation : www.grandprojetsocialiste.fr


5 Commentaires

  1. Martin Constanton 01 mai 2010 at 15 h 41 min

    Réponse à soutenez le GPS

    … « s’attaquer sans hypocrisie au chômage de masse, revaloriser les salaires et récupérer l’intérêt de la création monétaire, actuellement capté par les banques privées, et financer ainsi les budgets publics. »….

    Voilà un programme remarquable. Mais comment le financer?

    Bien sûr, pour s’attaquer au chômage de masse, il faut relancer la semaine de quatre jours conformément aux propositions de Pierre Larrouturou.
    Malgré la diabolisation de la RTT par les néolibéraux, qui a largement contaminé de nombreux membres du PS, cette mesure pourra être adoptée sans trop de difficultés.
    Par contre le reste de ce projet implique la mise en cause des grands tabous imposés par le lobby de l’argent, comme des dogmes et même comme des axiomes, depuis une trentaine d’années.
    Je m’en expliquerai dans plus précisément, dans une intervention à suivre.

    Pour ne pas rester dans le domaine des bonnes intentions irréalisables, il faut mettre au programme les grandes réformes suivantes et les expliquer aux peuples de l’Euroland qui en seront les grands bénéficiaires.
    Seules leurs voix, pourront libérer les instances européennes du néolibéralisme et du lobby de l’argent qui y règnent actuellement en maîtres.

    1.) Changer le statut de la BCE, et particulièrement l’article 104 du traité de Maastricht, qui en a fait un organisme de racket des États de l’ Euroland au profit des banques privées.
    La politique monétaire à mettre en œuvre au sein de la BCE (parité des changes, niveau d’inflation souhaitable, création de monnaie) doit être décidée par une instance politique à créer, conseillée par des spécialistes des questions économiques et sociales.
    Le rôle des banquiers centraux doit se limiter à l’application de cette politique, qui est leur seul véritable domaine de compétence.

    2.) Changer le mode de création monétaire, car la création quasi automatique de monnaie à la demande de la finance privée est un système procyclique, gonflant les bulles et aggravant les crises.
    Il faut enfin, comme le préconise depuis des décennies notre prix Nobel d’économie Maurice Allais, créer de la monnaie permanente exclusivement au profit des États (qui la cautionnent) et ce en fonction des besoins économiques et sociaux.
    Dans ce cadre, les banques ne pourront plus prêter que leur monnaie personnelle ou celle mise à leur disposition par les épargnants pour la durée des prêts qu’elles consentent.

    3.) Remplacer les moyens actuels d’orientation économique et sociale à la disposition de l’État, qui sont beaucoup trop onéreux (subventions et niches fiscales), par la modulation des taux d’intérêt des crédits en fonction de l’utilité de leur emploi pour la société.
    Cela a fort bien fonctionné pendant les 30 glorieuses.
    Cette technique ne coûte rien car elle a l’énorme avantage de n’avoir rien à prendre à personne pour favoriser les individus ou les secteurs économiques qui en ont besoin.
    Mais pour l’appliquer il faut une inflation suffisante (au moins 5 à 10 %) pour pouvoir faire, des crédits à taux réels + ou - négatifs pour les investissements de très long terme, où les financements non rentables à court terme comme des prêts à remboursements différés aux étudiants.

    4.) Réhabiliter l’inflation qui est le plus puissant activateur économique que l’on connaisse, et qui est un excellent régulateur de la masse monétaire.
    C’est elle qui, après la guerre de 39 / 45, a rapidement désendetté l’Europe de l’Ouest, alors que ses dettes étaient nettement supérieures à celles de la Grèce actuellement, et lui a permis une reconstruction et une croissance très rapide.

    Cela fait un siècle que les économistes ont théorisé la « monnaie fondante »qui n’a qu’un seul défaut : nuire à la thésaurisation monétaire.
    Depuis que notre monnaie est virtuelle, elle ne peut plus servir de réserve de prévoyance.
    Il est aberrant de vouloir lui faire jouer ce rôle.
    Le système monétaire actuel et sa gestion en a fait un instrument de prédation ( spéculation et usure )

    Rendons à la monnaie ses véritables fonctions : les échanges, le partage, et être le principal moyen de solidarité de la collectivité.

  2. Bertrand LAFORGEon 01 mai 2010 at 23 h 07 min

    Martin, tu as raison et c’est pourquoi le texte propose plusieurs mesures relatives aux points que tu soulèves.

  3. Martin Constanton 06 mai 2010 at 17 h 08 min

    Explications complémentaires à ma première intervention.
    ,
    1.la stabilité monétaire
    2.la non-indexation des salaires, soi-disant génératrices d’inflation
    3.L’incapacité des États à gérer la monnaie
    4.le système de création monétaire par les « emprunts du secteur privé »
    5.le statut aberrant de la BCE (voir article 104 du traité de Maastricht)
    6.La mission aberrante qui lui a été confiée : la stabilité monétaire à tout prix !

    Toutes ces choses que défendent comme, la prunelle de leurs yeux, la BCE et la Commission européenne , on fait régresser l’Europe en queue de la croissance mondiale.

    Chaque fois que l’on fait référence aux 30 glorieuses, le lobby de l’argent, qui règne actuellement, refuse la discussion par ces paroles péremptoires :  « C’était une autre époque ». Lorsqu’on insiste, il affirme que :
    - a) Les 30 glorieuses ont ruiné les petits épargnants, alors qu’il n’y en avait plus depuis 1950 ;
    - b) La planche à billets endettait l’État, alors que début 1981 l’endettement de la France n’était que de 20 % du PIB.
    C’est depuis que l’État s’est dessaisi du pouvoir monétaire, et que la planche à billets ne fonctionne plus, que la France s’endette systématiquement de plus en plus atteignant 75 % du PIB en 2009 etc…
    - c) Qu’à l’époque il y avait beaucoup à faire.
    Comme si on n’avait pas énormément de travail à réaliser dans la formation de la jeunesse, la recherche, le logement social, les infrastructures de production d’énergie renouvelable etc….

    Revenons donc aux méthodes qui ont fait merveille pendant les 30 glorieuses.
    Constatons qu’à l’époque nous n’avions pas d’épargne comme actuellement, et que nous avons reconstruit les dégâts de la guerre, nous avons mis en place l’essentiel de la protection sociale, nous avons développé nos infrastructures, nous avons allongé de deux ans la scolarité obligatoire, nous avons construit la majorité des lycées et des collèges, nous avons décuplé la productivité agricole, nous avons permis à de très nombreux artisans de développer des PME, qui souvent sont devenues de grandes entreprises.
    L’accession à la propriété des logements était aisée…
    Et, malheureusement, nous avons dû et réussi à financer les guerres d’Indochine et d’Algérie.
    ,
    Ces magnifiques résultats ont été très largement financés par l’inflation, dans le cadre de l’indexation des salaires et prestations sociales, avec une monnaie gérée par l’État, dans le cadre d’une économie d’échanges régulés (montants compensatoires en Europe).
    Tout cela est diabolisé par les néolibéraux et le lobbys l’argent.

    Les partis politiques, qui remettront en cause les dogmes néolibéraux, rétablirons une différence fondamentale entre la droite et la gauche, ou plus exactement entre les humanistes et les serviteurs de l’Argent, auront le soutien des Français à qui la crise a ouvert les yeux.
    ,
    1.Stabilité monétaire ou inflation :
    ,
    C’est la stabilité monétaire qui a permis le développement quasi exponentiel de l’économie virtuelle. Celle-ci ne produit rien, mais permet de créer de la monnaie qui parasite l’économie réelle.
    C’est elle qui nous a fait passer du capitalisme entrepreneurial, où les bénéfices se réinvestissaient le plus rapidement possible dans la production pour ne pas se dévaloriser, donc dans l’emploi, au capitalisme financier qui prélève les bénéfices pour spéculer ou prêter à taux réels positifs et souvent usuraires.

    En période de stabilité monétaire, pour orienter l’économie l’État est obligé d’agir par subventions ou niches fiscales fort coûteuse, alors qu’en période d’inflation, s’il gère la monnaie, il peut procéder plus efficacement par l’octroi de crédits préférentiels à taux réels négatifs. C’est beaucoup plus efficace et cela ne coûte rien.
    La stabilité monétaire, qui oblige aux taux réels positifs, renchérit le coût des investissements, alors que l’inflation, avec des taux réels négatifs, allège très sensiblement leur coût, en diminuant rapidement dans le temps le coût réel de leurs remboursements.
    D’une façon générale l’inflation diminue toutes les dettes particulièrement celle de l’État, ce qui régénère en permanence ses moyens d’action.
    De même, elle rend régulièrement du pouvoir d’achat aux ménages qui y ont investi dans leur habitat ou leurs équipements (voitures, électroménager, études des enfants).
    À titre d’exemple : une inflation de 10 % comme sous VGE, soit de 8 % de plus que celles autorisées actuellement, cela ferait fondre la dette de l’État évalué en pouvoir d’achat de 120 milliards d’euros dans l’année. Quel autre impôt pourrait rapporter autant ?
    L’inflation, meilleur activateur économiques, est aussi le meilleur impôt sur la richesse, car elle ne la taxe que quand elle dort. Si elle travaille elle paye des impôts sur les revenus qui en découlent.

    L’ AFFAIRE GRECQUE

    Pour faire accepter l’euro au peuple, nos représentants politiques, intoxiqués par les mensonges des banquiers centraux (Jean-Claude Trichet) et du lobby de l’argent, nous ont dit que l’euro mettrait notre monnaie à l’abri de la spéculation internationale. Cela aurait été vrai, s’ils n’avaient pas dissimulé dans le traité de Maastricht l’article 104 qui, dans la pratique lui donne exactement le rôle inverse.
    Aujourd’hui mercredi, la BCE bafoue son statut en prenant en pension des obligations grecques… dans l’espoir de pouvoir garder ce statut aberrant.

    Pour faire converger les économies des États de l’Euroland la BCE doit avoir une politique inflationniste suffisante pour financer à taux réel négatif les États en difficulté sans trop les endetter. Pour ce faire, il faut absolument qu’elle les finance en direct. Donc elle doit supprimer l’article 104 du traité de Maastricht qui les oblige à payer un énorme tribut à la finance privée.

    2.La non-indexation des salaires qui serait génératrices d’inflation
    ,
    Comme vu précédemment, une inflation raisonnable est une excellente chose. On peut dire que jusqu’à 10 % l’inflation ne gène absolument pas les échanges, bien au contraire.
    Pour être bonne, l’inflation doit être le résultat de l’injection de monnaie au service du bon fonctionnement de la société : investissement rentables (la formation, la recherche, les infrastructures… en font partie) ou prestations sociales assurant une vie honorable à tous…
    Dans cette optique, l’indexation des salaires et des minima sociaux, au moins jusqu’au niveau du salaire médian, est nécessaire, ainsi que celle des réserves monétaires permettant seulement les échanges courants de la vie.
    L’inflation est mauvaise lorsqu’elle résulte de la pénurie.
    Actuellement les instances européennes, luttent contre l’indexation des salaires, et ne trouvent rien à redire à l’indexation des emprunts d’État. Elles montrent par là qu’elles ne sont pas au service des peuples, mais de l’argent.

    3.L’incapacité de l’État à gérer la monnaie.
    ,
    Il y a un quart de siècle, le lobby de l’argent a convaincu l’ensemble de nos représentants politiques qu’ils étaient incapables de gérer la monnaie car, pour satisfaire les besoins de la collectivité ils avaient recours à la planche à billets, ce qui endettait systématiquement l’État.
    Depuis que c’est la Banque de France, puis la BCE, qui gère la monnaie, la dette de(s) l’État(s) c’est systématiquement alourdie passant de 20 % en 1981à 75% en 2009 et ce n’est pas fini.
    On peut en conclure que l’État gérait beaucoup mieux la monnaie que ne le fait la Banque de France et la BCE sous la houlette du tout puissant Jean-Claude Trichet depuis 30 ans.

    4.Le système de création monétaire par l’emprunt

    Une description de ce système est très bien faite sur le site de « chômage est monnaie » http://www.chomage-et-monnaie.org/ qui le condamne, pour, comme Maurice Allais, passer à la création de monnaie permanente au profit des États.
    Outre le défaut d’être pro-cyclique :
    - a) il ne crée pas l’argent là où il y en a le plus besoin.
    - b) ses taux d’intérêt ne tiennent aucun compte de l’utilité de la monnaie créée, ce qui, dans la pratique, fait que les pauvres (ceux qui en ont le plus besoin) payent l’argent beaucoup plus cher que les riches (qui peuvent le demander pour spéculer, développer la tumeur « cancéreuse » de l’économie virtuelle)…

    5.Le statut aberrant de la BCE (voir article 104 du traité de Maastricht, conforté par Lisbonne)

    Par son article 104 il oblige les États, et tous les organismes qui en dépendent, à payer un lourd tribut à la finance privée pour se financer

    Dans le domaine économique et social qui dépend de la politique monétaire, avoir confié celle-ci à la BCE est une aberration.
    C’est exactement comme si nous avions confié la rédaction des lois et l’application de la justice à l’administration pénitentiaire.
    Le rôle de la banque centrale doit se limiter à appliquer la politique monétaire définie par les représentants du peuple.

    6.La mission aberrante qui lui a été confiée : la stabilité monétaire à tout prix !

    Ces dernières années, la BCE par la bouche de Jean-Claude Trichet, répétait quasi tous les mois qu’il fallait « modérer » les salaires pour maintenir nos produits concurrentiels à l’international.
    Elle affirmait aussi que l’euro fort permettait de stabiliser les prix par les importations à faible coût, non seulement le pétrole mais aussi les biens de consommation courante.
    Elle oubliait que c’est cette politique qui a mis en faillite l’Argentine, que ce n’est pas en remplaçant les fabrications locales qui procurent du travail par des fabrications étrangères qui les détruisent que l’on améliore le revenu global des salariés.
    À toutes les remarques qui pouvaient le lui être faites, elle répondait invariablement que sa première mission était la stabilisation de la monnaie.
    Pire encore, dès que la croissance dépassait 2 %, Jean-Claude Trichet annonçait un resserrement du crédit car la croissance est inflationniste.
    Sous le règne de Jean-Claude Trichet, mais aussi de son prédécesseur, la BCE a mené une politique récessionniste systématique en Europe.

    La seule mission que l’on devrait donner à la BCE est le plein-emploi de qualité dans l’ensemble des pays membres.
    Le plein-emploi de qualité génère systématiquement la croissance économique et sociale.
    Peu importe que la monnaie se déprécie régulièrement. Il faut simplement que :
    - a) sa parité internationale assure l’équilibre de la balance commerciale,
    - b) et qu’elle se déprécie suffisamment rapidement, pour que les pays les moins favorisés puissent investir lourdement dans leur développement sans s’endetter systématiquement comme précédemment.
    Cela suppose aussi que la banque centrale finance directement les états avec des taux d’autant plus bas qu’ils ont besoin de financement à un faible coût pour rattraper le niveau économique moyens de l’Euroland.

    Cet après-midi, jeudi 6 mai, dans son intervention mensuelle Jean-Claude Trichet, pour sortir de la crise de financement qui menace plusieurs états d’Europe, aurait pu annoncer que la BCE les financerait à faible taux, comme le font les Américains et les Anglais, directement ou par un circuit court pour ne pas trop écorner son règlement scélérat qui le lui interdit.
    Mais fidèle à lui-même, il n’a parlé que de stabilité monétaire, de risques inflationnistes, de rigueur budgétaire… c’est-à-dire de sa soumission au catéchisme de l’argent roi dont le but est de préserver la valeur de la montagne d’argent prélevée par la finance de manière plus que discutable.

    Comme très souvent, son discours à mis de huile sur le feu, faisant chuter verticalement les valeurs bancaires, et perdre 2,2 % CAC 40.

  4. Martin Constanton 16 mai 2010 at 17 h 45 min

    Benoît,

    En consultant le site, je me suis aperçu que je n’avais pas envoyé (ou mal envoyé) la réponse que je t’ai faite il y a huit jours.
    Je le fais maintenant, en la complétant au vu des derniers événements Par l’intervention de Jacques Généreux sur Marianne 2 Dailymotion : « http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-05-14/plan-d-aide-europeen-jacques-genereux-l-esprit-de-munich-a-envahi-les-tetes-de-ceux/916/0/454885 » qu’il faut absolument écouter.

    C’est très bien d’aller défendre nos idées au PS, mais je doute que la direction soit capable d’en tenir compte car elle est très majoritairement contaminé par les dogmes de l’ultra-libéralisme.
    Je ne pourrais lui faire confiance que si elle s’engage à exiger une réforme fondamentale du rôle de la BCE.
    En effet la politique monétaire qu’elle pratique ne peut que faire exploser l’Europe car elle avantage outrageusement les pays les plus avancés par rapport à ceux qui sont en retard.
    Une gestion monétaire adéquate est certainement le seul moyen de faire converger rapidement les économies.
    Elle consiste à pratiquer une politique inflationniste connue sous le nom de “monnaie fondante” (en moyenne 10% / an serait un minimum pour faire fondre suffisamment vite la bulle de monnaie prédatrice) .
    Cette politique permettrait de :
    Donner aux uns sans prendre aux autres.
    De financer massivement ceux qui en ont le plus besoin (États, entreprises et particuliers) sans les sur-endetter.
    D’obliger les bénéfices à se réinvestir rapidement dans l’économie réelle, ce qui est le plus puissant moteur économique.
    Au lieu de procéder par subventions et niches fiscales, ce qui coûte très cher, pour orienter l’économie, elle permet de le faire en jouant sur des taux d’intérêt réel préférentiels, pouvant être largement négatifs, en fonction de l’utilité des crédits pour la société.
    En ce domaine, les possibilités sont énormes….(allant de l’éducation aux infrastructures, in-amortissables dans système actuel, en passant par le logement social et la recherche fondamentale.)
    Parmi les éventuels présidentiables verts ou de gauche, seul Mélanchon, ose mettre en cause les dogmes de « l’Argent Roi ».

  5. Martin Constantsanson 18 juin 2010 at 10 h 27 min

    Bonjour,
    Ne pouvant pas participer aux états généraux, j’aimerais que ceux qui ont apprécié les points de vue que j’ai exposés ci-dessus les défendent.
    Les plus optimistes, des économistes qui ont la parole actuellement pensent qu’il nous faudra au moins 10 ans de croissance molle, c’est-à-dire de chômage massif, pour remettre nos pays sur les rails du progrès.
    Il est absurde de croire que c’est en ralentissant l’économie que l’on peut sortir de l’endettement général. Le remède qui a toujours bien fonctionné, c’est une inflation conséquente, permettant de faire fondre le cancer de monnaie prédatrice.
    Nous pouvons redonner au peuples de l’Euroland la confiance dans leurs représentants politiques, en leur expliquant que l’on peut s’en sortir très rapidement en appliquant les méthodes qui ont si bien marché pendant les 30 glorieuses. En En effet, il est facile de démontrer que toutes les affirmations du lobbys de l’argent, comme quoi c’est impossible sont totalement mensongères.
    Il faut rendre à la monnaie ses deux rôles principaux : les échanges et le partage. Elle ne doit en aucun cas servir à la thésaurisation stérile, et encore moins à la prédation (spéculation et taux le crédit réel positif).
    En vous souhaitant de fructueuses journées.
    Très cordialement.

    Martin Constant

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