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Crise financière, crise économique : comprendre pour agir
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Archives 'Non classé'


Les voeux de Nouvelle Gauche pour 2010

Par Nouvelle Gauche le 06/01/2010

Le bureau de Nouvelle Gauche et Pierre Larrouturou, son Président, vous adressent leur meilleurs voeux pour 2010.


Dans une France marquée par une crise structurelle sans précédent depuis les années 30, nous mesurons les difficultés traversées par de nombreuses familles bouleversées par le chômage, la diminution du pouvoir d’achat et l’interrogation réelle sur leur avenir dans notre société de plus en plus porteuse d’exclusion sociale. Nous affirmons notre solidarité avec tous ceux qui souffrent de l’incapacité de notre société à créer les conditions d’insertion sociale pour chacun d’entre nous, jeunes ou moins jeunes, hommes ou femmes, formés et moins bien formés, actifs ou retraités.


Notre association est porteuse d’un projet que nous pensons susceptible de changer la donne sur les questions du chômage de masse, de la redistribution des richesses  et de l’avènement d’une nouvelle structuration sociale respectueuse de la condition humaine. Nous mesurons la responsabilité qui est la notre dans la mise en débat public de ce projet afin que les propositions que nous portons puissent pénétrer les programmes politiques de la gauche républicaine.


Si du côté du parti socialiste, nos adhérents et en particulier nos deux membres au conseil national du PS ne se sont jamais trouvés en capacité de faire passer nos propositions au sein du PS (absence de convention militante programmatique en 2009 comme depuis maintenant plus de 8 ans), l’année écoulée a néanmoins été marquée par une structuration importante de notre association qui a maintenant des groupements locaux dans un grand nombre de régions françaises. Ces derniers ont été en mesure d’organiser une activité militante notable sur le terrain (organisation de débats publics, mise en place de groupes de travail sur des sujets nouveaux comme par exemple le lien entre temps de travail et formation, rédaction de documents de synthèse et de vulgarisation de nos propositions) que nous espérons voir se développer sur tout le territoire national en 2010.


Par ailleurs, l’émergence de Europe Ecologie et la préparation des futures élections régionales ont permis à un certain nombre de nos adhérents d’être en position de présenter et défendre nos propositions de manière publique. Certaines sont en train d’être incorporées dans les programmes pour les régionales de 2010 et plus globalement dans le programme de Europe Ecologie.


Depuis quelques mois, plusieurs gouvernements veulent nous faire croire que la reprise est en marche. De notre point de vue, au contraire, nous sommes dans l’oeil du cyclone et si rien n’est fait en profondeur pour changer la structure du capitalisme et de la redistribution des richesses, les mêmes causes produiront les mêmes effets et ceci à des échéances courtes.  En effet, les signes des crises à venir sont déjà là, comme le soulignent - depuis plusieurs mois déjà- d’éminents économistes (dont certains prix Nobel).


En ce début d’année, notre voeu le plus fort est celui de voir des changements structurels fondamentaux intervenir rapidement pour résorber cette crise systémique.


Pour cela, il faut un sursaut citoyen : aidez nous à le déclencher et à le porter autour de vous.


Le bureau de Nouvelle Gauche

le 3 janvier 2010

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Réforme de l’enseignement supérieur :
la colère monte en Europe et aux USA

Par Bertrand LAFORGE le 24/11/2009

La mobilisation dans les universités de plusieurs pays du monde s’organise en ce moment. Elle est provoqué par les dégâts de la marchandisation de l’enseignement supérieur à l’oeuvre aux USA depuis longtemps mais également depuis peu dans la plupart des pays d’Europe depuis que les gouvernements européens ont mis en place le processus de Bologne.


Ci-dessous une carte de la mobilisation dans le monde, n’hésitez pas à faire remonter les informations manquantes que vous pourriez connaître.




Unsere Unis (by zurPolitik.com) Agrandir le plan

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La capture actionnariale

Par Fredback le 09/11/2009

Des exigences démesurées. Aucune économie ne peut se développer sans crédit. Le capitalisme ne se prive pas d’en rappeler la nécessité quand il faut justifier l’investissement privé. Pourtant celui-ci se transforme en véritable prédateur quand il laisse libre cours à ses appétits de profits.


Ces trente dernières années le capitalisme actionnarial a considérablement augmenté ses exigences de rentabilité au point qu’il ponctionne sous forme de dividendes ou de rachats d’actions plus d’argent qu’il n’en apporte aux entreprises.


capture-action

La dérive commence dans les années 80. Puis les 15 % de ROE («Return on Equity» ou retour sur fonds propres) exigés à la fin des années 90 inquiètent déjà de leurs retombées sur une économie qui peut raisonnablement tabler sur une croissance de 2 à 4 % par an. Aujourd’hui, ils avoisinent  couramment les 20 ou 25 % avec les conséquences dramatiques que cela entraîne.


Par exemple dans le textile français, plus de 320 000 emplois ont été supprimés depuis 1980 (bien avant les performances chinoises) pour atteindre des taux de marge, en moyenne, de 24 % en 2004.


Les entreprises boursières sont les premières assujetties à la capture actionnariale mais elles ne sont pas seules à écoper d’une telle pression sur leurs activités. Nos géants du CAC 40 répercutent sur leurs fournisseurs leurs exigences de rentabilité accrues. Les PME tributaires de ces grands groupes doivent s’aligner en baissant les marges et les salaires.


Un autre phénomène, loin d’être marginal, aggrave la situation : les LBO (Leveraged Buy-Out). Des fonds d’investissement (Private Equities), les plus souvent anglo-saxons, collectent d’énormes capitaux auprès des banques, des assurances, des fonds de pension et des grandes fortunes pour se spécialiser dans le rachat d’entreprises. Plus de 8000 actuellement de par le monde sont en leur possession. Un salarié américain sur quatre travaille pour eux. En France, c’est un salarié sur douze avec des entreprises comme TDF, Picard, Dim, les restaurants Quick, Buffalo Grill, les Pages jaunes, Allociné ou Afflelou…


Ces fonds apportent (en moyenne) 30 % de la somme, le reste est emprunté aux banques. Le prêt et ses intérêts seront remboursés avec les profits prélevés sur l’entreprise sur une durée de 4 ans. Elle est ensuite revendue, généralement a un autre fond d’investissement, qui fera de même et ainsi de suite. Lorsque l’on investit 30 et que l’on rembourse 70 sur le dos de l’entreprise et que l’on revend 130, cela fait du 300 % de taux de retour sur investissement en 4 ans. Certains attribuent à la cupidité de ces pratiques les vertus de la rationalisation. En fait de rationalisation, ce sont de véritables démantèlements de l’appareil de production qui sont mis en place.


Réduction des effectifs, compression des salaires, augmentation des cadences, suppression de pans d’activités pas assez rémunérateurs (bien que parfaitement viables) et délocalisation sont quelques-unes des méthodes draconiennes appliquées par les nouveaux propriétaires. Aucune pérennité n’est recherchée car seul prime l’objectif de rentabilité qui permettra de rembourser le prêt et de spéculer sur la revente à court terme.


Quant aux PMI, PME qui ne sont pas encore liées à de grands groupes côtés en bourse ou qui échappent à la rapacité des Private Equities, elles ne sont pas pour autant épargnées par ce mouvement de fond dont la première conséquence est la diminution des salaires donc du pouvoir d’achat d’une partie de leur clientèle. Tout le tissu économique, sans exception, se trouve affecté par la nocivité de la capture actionnariale.


Des conséquences sociales désastreuses. Depuis 35 ans, les salaires ont vu leur part diminuer de 11 % dans la valeur ajoutée pour satisfaire la rémunération des actionnaires. C’est une véritable régression dans la répartition des richesses à laquelle nous assistons. Sans compter un déséquilibre des salaires entre les différents groupes sociaux qui à ni plus ni moins rejoint celui des années 20.


Il se trouve malgré tout quelques « experts » pour nous expliquer avec aplomb que la part des salaires est restée « à peu près stable » ces 20 dernières années en France (quand elle a baissé entre 60 et 90 milliards et ceci sans intégrer l’impact de la croissance des loyers qui constituent un retour direct vers les détenteurs du capital) ou que celle-ci était trop importante dans les années 80 (de là à s’effondrer de 11 %, c’est considérable).


Les esprits les plus suspicieux rétorqueront que les petits salaires ont un meilleur niveau de vie qu’il y a 50 ans.FRANCE DEMONSTRATION C’est vrai que la grande distribution a donné accès à un nombre croissant de produits discounts ou de grande consommation. Si la part des salaires s’est effondrée, parallèlement les prix ont été tirés vers le bas. L’accès aux produits de grande consommation fabriqués dans les pays du Sud ont permis d’atténuer l’impact social de la dégradation des salaires dans les pays du Nord tout en augmentant les marges des producteurs. La Chine est devenue parmi les premiers fabricants mondiaux de produits bas de gamme et de denrées alimentaires mais aussi d’ordinateurs portables (70 % du marchée), téléphones mobiles (55 %), téléviseurs écrans plats (40 %), microprocesseurs.


65 % des exportations « made in China » sont réalisées par des groupes étrangers. Sur les 500 premières multinationales, 400 ont réalisé des investissements en Chine.


Certains spécialistes estiment que pour 100 euros produits sur le territoire chinois il en reste 20 à 25 dans le pays. Les grands groupes gagnent sur les deux tableaux : baisse des salaires dans les pays industrialisés et bénéfices sur les bas salaires dans les pays du Sud qui travaillent dans des conditions déplorables. 750 000 Chinois meurent chaque année en raison de la pollution, pour ne parler que des causes liées à la pollution industrielle. En Europe, un salarié sur cinq déclare souffrir de trouble de santé lié au stress au travail.


Moralement injustifiable, le déséquilibre dans la répartition des revenus pourrait passer pour un mal nécessaire au développement, s’il n’était pas responsable de l’exclusion croissante de milliers de salariés de la vie économique. Car, avec la pression sur les salaires, l’autre conséquence de la capture actionnariale, c’est l’augmentation de la précarité et du chômage.


La spéculation comme finalité. Les conséquences de la mondialisation sont souvent invoquées pour justifier la fatalité des pratiques libérales imposées par la concurrence déloyale des autres pays. On a vu que ce sont souvent les mêmes qui accentuent la pression sur les salariés du monde entier. Il faut aussi relativiser l’impact des délocalisations. Même s’il est réel dans certains secteurs de l’économie, il ne représente finalement que 5 % de la perte d’emploi sur le territoire Français.


D’autres activités sont venues prendre le relais et le bon niveau de formation comme la forte productivité des salariés français ont permis d’attirer un grand nombre d’investisseurs. En 2007, les travailleurs français sont troisièmes, juste derrière les Norvégiens et les Américains pour leur productivité par heure de travail. La France est aussi la seconde destination (avec la Grande-Bretagne) pour les capitaux étrangers après les Etats-Unis. Pourtant le chômage n’a fait qu’augmenter et cela bien avant la crise car les taux de rentabilité exigés par les actionnaires excluaient déjà les hommes et les femmes qui trouveraient parfaitement leur place dans une société où les détenteurs du capital estimeraient normal de gagner 4 % ou 5 % par an sur leurs investissements. L’explosion des taux de marge creuse la réduction de la masse salariale dans des pays industrialisés déjà frappés par un déséquilibre  de l’offre et de la demande de travail due à la révolution de la productivité.


C’est le rappel constant et brutal du droit au profit imposé par le pouvoir actionnarial à l’ensemble des populations. Les investissements ne sont plus destinés à développer l’appareil de production en fonction des besoins réels de la société (donc à créer de l’emploi) mais à faire des profits.  Au point ou une part importante des capitaux nécessaires au développement économique préfèrent s’orienter vers des placements spéculatifs beaucoup plus lucratifs. La banque de financement et d’investissement de la Société Générale a dégagé un ROE de 48,3 % au dernier trimestre 2006 quand le département « Securities Services » de JP Morgan dégageait un ROE de 58 %… nettement plus que l’économie réelle.


Keynes fut l’un des premiers à montrer que l’exigence d’un taux de rendement élevé contribuait au déclin de l’activité et de l’emploi en opérant une redistribution du revenu défavorable à la consommation populaire et favorable aux placements spéculatifs et pourtant depuis le début du XXIe siècle, la dérégulation financière n’a fait que s’accentuer.


La financiarisation de l’économie par la dérégulation bancaire et ses innovations a été l’étape ultime qui a permis de compenser la perte du pouvoir d’achat de milliers de salariés par l’accès au crédit (subprimes, prêts à la consommation, prêts automobile, cartes de crédit…). Mais surtout, elle a érigé en mode de vie le placement spéculatif des détenteurs du capital. Les hauts revenus par leur consommation débridée sont arrivés à tirer la croissance tout en paupérisant la grande majorité des salariés (aux USA, la montée de la part de la consommation est essentiellement attribuée aux 20 % de la population disposant des revenus les plus élevés. En France, 85 % des salariés ont vu leur revenus stagner ou régresser au profit des 5 % les mieux payés dont le 0,01 % les mieux payés qui ont augmenté leurs revenus de 51 % entre 1998 et 2005)… une concentration des richesses qui culmine jusqu’au crack boursier du 15 septembre 2008 (et que tout porte à croire qu’elle se prolonge encore).


Car la concentration du capital atteint de telles proportions dans son principe d’accumulation qu’il devient impossible de maintenir des investissements aux taux de rendement escomptés par les porteurs de capitaux. Un décrochage se produit entre une bulle financière totalement artificielle et une économie réelle déjà sacrifiée aux appétits des actionnaires.


Une réponse politique. Sans une remise en cause des pratiques actionnariales, soit par leur encadrement, soit par la mise en place d’une alternative (pôle d’investissement public), soit par la participation des salariés aux décisions de l’entreprise — soit par les trois à la fois —, il n’y aura aucune sortie de crise possible. Il n’y a aucune raison que la puissance actionnariale trouve d’elle-même les voies de la modération. La puissance va toujours au bout de ce qu’elle peut et, sans opposition, la démesure est sa pente. Si rien n’est fait pour y mettre un frein, le capital actionnarial explorera toujours plus profondément de nouvelles possibilités d’exploitation et s’opposera toujours à toute régulation. Car si l’instabilité du capital actionnarial est conjurée, c’est là profitabilité qui est menacée. Et quand la profitabilité est reconstituée, c’est l’instabilité qui est de retour. Le libéralisme est aveugle et sans projet. Seul le politique peut mettre un terme à la crise que nous traversons.


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La recherche
n’est pas la priorité du gouvernement :
La preuve par 9

Par Bertrand LAFORGE le 21/10/2009

Henri Audier, directeur de Recherche au CNRS, ancien membre du conseil d’administration du CNRS, membre du bureau national du SNCS-FSU, analyse pour nous les données du livre “jaune” de la loi de finance 2010 qui vient d’être rendu public et qui produit les chiffres du financement de la recherche en 2007 et 2008 en France.


recherche par tkcdkr

Que sont devenues les deux promesses de Jacques Chirac qui affirmait en 2002,  «  En 2007, nous serons en tête de l’Europe pour l’effort de recherche » complétée par Nicolas Sarkozy en 2007 qui reprenait de plus belle, «  Il y aura 1,8 milliard de plus chaque année pour l’enseignement supérieur et la recherche » ?


Le résultat est sans appel, la part du PIB investit dans la recherche a baissé sensiblement depuis 2004. Notons qu’en  2008 les « financements budgétaires de la recherche » civile (incluant environ 10 % d’aide aux entreprises) ne représente plus que 0,53 % du PIB, la baisse de ce ratio étant de 31 % en cinq ans ! En euros constants, les budgets de la recherche ont même diminué.


Ainsi Henri Audier précise : “Nicolas Sarkozy affirmait « La France en seconde division de la science ne serait plus la France » . Or en deuxième division, nous y sommes : les dernières statistiques de l’OCDE donne comme chiffre provisoire (voir plus loin) pour l’effort de recherche de la France : 2,08 % du PIB, très loin de l’objectif des 3 % du PIB. Ce chiffre marque une nouvelle chute et confirme une décroissance constante depuis 2002 (2,24 % alors). La France est quatorzième mondialement et se situe significativement en dessous le la moyenne OCDE (2,29 %).”


Lisez la suite de l’analyse de Henri Audier ici.

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L’affaire Jean Sarkozy
ou comment devenir la risée du monde

Par Nouvelle Gauche le 16/10/2009

Des pratiques d’un autre temps. Alors que Nouvelle Gauche se réjouit en général de toute proposition permettant de redonner aux actifs français une activité professionnelle, nous dénonçons la manière intolérable dont les institutions françaises sont mises au service de la carrière du fils du président de la République, Jean Sarkozy.


Les pratiques qui se sont développées autour de l’exercice du pouvoir de Nicolas Sarkozy sont celles d’un autre temps et d’un autre régime et constituent une insulte à l’Esprit des Lumières et aux progrès de l’Esprit Humain dont parlait si justement Condorcet.


Dans un premier temps Jean Sarkozy a profité de la main mise de son père sur l’UMP pour être intronisé Dauphin dans le département des Hauts de Seine. Etre propulsé à la tête du conseil général par la simple volonté du monarque ne suffisait certainement pas puisque déjà se profile une nouvelle opportunité professionnelle pour ce dernier : la direction de l’EPAD,  organisme gérant le développement du site de la Défense.


L’indignation internationale. Mais cette fois, l’affaire de la probable “nomination” de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, fait grand bruit. Même la majorité “soudée derrière son leader” se fissure sur cette question malgré les tentatives désespérées  de F. Fillon et X. Bertrand pour calmer la tempête.


Loin de se tasser, l’affaire prend une dimension internationale dans les médias au détriment de la crédibilité de la France et de ses institutions. Les chinois, les anglais comme beaucoup de peuples du monde, peuvent se gausser en toute légitimité et sont en situation de pouvoir donner à la France des leçons de démocratie :



 

 

État de services : fils de président… Alors que toute la politique de Nicolas Sarkozy se nourrit à longueur d’année des mots “compétence” et “évaluation”, pouvons-nous tolérer la nomination d’un “modeste” étudiant de deuxième année de droit à la tête d’un établissement public dont l’action est déterminante pour la vie économique de l’Ile de France ?

 

Il est en effet utile de rappeler que Jean Sarkozy, loin d’être la “bombe intellectuelle” dont le statut de “génie” aurait pu motiver une telle anomalie de carrière, est en fait déjà âgé de 23 ans, ce qui pour un étudiant de 2ème année de fac est déjà vénérable (5 ans après l’âge d’obtention du baccalauréat, il n’a acquis qu’un niveau bac+1). Encore un exemple patent de l’échec en premier cycle universitaire…

 

 


Le tour des gauches

Par Nouvelle Gauche le 10/10/2009

Nouvelle Gauche au cœur du débat politique. Après l’université des Verts et d’Europe Écologie, l’eurodéputée Corinne Lepage et l’économiste du PCF Pierre Ivorra, Pierre Larrouturou rencontrera Michel Sapin, ancien ministre de l’économie et des finances, secrétaire national du PS chargé de l’économie.


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Ce tour des formations politiques engagé par Pierre Larrouturou, confirme Nouvelle Gauche dans sa volonté de dialogue avec l’ensemble des forces progressistes. Les idées de Nouvelle Gauche poursuivent leurs avancées et s’installent dans le paysage politique au point de devenir incontournables dans la construction d’un projet fédérateur de toute la gauche offrant une alternative crédible au libéralisme.


Pierre Larrouturou, le Président de Nouvelle Gauche, était invité :


• Fin août, à prendre la parole (à deux reprises) aux Universités d’été des Verts et d’Europe écologie.


• Dans le cadre des débats organisés à Lyon par Libération, il débattait avec Mercédes Erra, Directrice Générale de Euro RSCG worldwide, sur l’avenir du capitalisme.


• Le 24 septembre au matin, à l’invitation de Mediapart, débat avec Corinne Lepage, députée européenne et vice-présidente du Modem.


• Le 24 septembre au soir, à l’invitation du PCF, débat avec Pierre Ivorra, économiste et éditorialiste à l’Humanité.


• Le 14 octobre, débat à l’invitation du PS avec Michel Sapin, ancien ministre et député de l’Indre.


• Le 17 octobre à Dunkerque, à l’invitation de Résistance Sociale, un réseau de militants proches de Jean-Pierre Chevènement, débat avec Claude Nicolet (MRC), Marc Dolez (PG) et Patrick Bessac, porte-parole du PCF.



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Extrait du débat entre P. Larrouturou et C. Lepage chez MediaPart

Par Nouvelle Gauche le 27/09/2009

Une analyse du discours de New-York de Nicolas Sarkozy où l’on apprend énormément de choses sur l’affaire Clearstream et sur l’état de la crise : accroissement du chômage + évolution de la dette américaine…




 

Travailler moins pour travailler mieux
et travailler tous

Par Bertrand LAFORGE le 30/06/2009

Un article (version espagnole originale ici) très récent du quotidien espagnol El Pais pose la question suivante : Pourquoi l’Allemagne ne crée pas de chômage alors que la chute de son PIB est particulièrement importante en 2009  (-6,1% en 1 an) ?

La réponse semble venir de mesures d’accompagnement de la crise reposant sur la possibilité donnée aux entreprises de réduire la durée du travail. Deux en particulier expliquent ce miracle allemand :

1) des facilités données aux entreprises rencontrant une baisse conjoncturelle de la demande pour réduire le temps de travail de leurs employés, sous la forme du “Kurzarbeit” [littéralement, “travail court”] encouragé par l’Etat. Cette mesure touche 1,5 million de travailleurs concernés par une réduction moyenne d’un tiers du temps de travail, et la mesure a permis de préserver près d’un demi-million d’emplois équivalents temps plein.

2) la “mise en attente” ou suspension temporaire du travail : l’entreprise continue de payer 10 % du salaire, le reste étant quasiment intégralement couvert par l’Etat ; le travailleur reste sur la liste des salariés de l’entreprise, mais sans autre travail que celui de profiter de son temps libre pour se former et se recycler.

De telles mesures montrent que la qualité du  ”pacte social” a une incidence directe sur la capacité d’une société à gérer la crise sociale que traversent l’ensemble des pays occidentaux. La question du partage des fruits d’une augmentation radicale de la productivité en France (multipliée par 5 depuis 1960 alors qu’elle n’avait que doublé entre 1820 et 1960 !) par la diminution du temps de travail est donc clairement reposée par la crise actuelle.

“Travailler moins pour travailler tous” est une alternative crédible au “Travailler plus pour gagner plus” : elle a été testé avec succès en France par plus de 400 entreprises placées sous la loi de Robien au milieu des années 90 et elle sauve aujourd’hui des centaines de milliers d’emplois là où elle est déployée.   Cela mérite au moins de rouvrir le débat.

 

Nouveau chantier sur le Forum de Nouvelle Gauche

Par Bertrand LAFORGE le 17/06/2009

Avec l’ouverture du nouveau site de Nouvelle Gauche, nous mettons en place un nouveau chantier concernant la régulation financière et les paradis fiscaux sur notre Forum. Participez et faites participer ! Profitez-en pour faire connaître Nouvelle Gauche autour de vous.

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Mouvement universitaire :
communiqué de Presse de Nouvelle Gauche

Par Bertrand LAFORGE le 07/04/2009

La répression ne peut pas être

la réponse à la mobilisation

de l’enseignement supérieur et la Recherche


Une crise sans précédent secoue les universités et traverse l’ensemble du système éducatif national (des lycées professionnels aux IUT, en passant par les universités, les maternelles et les IUFM) depuis la rentrée. Elle a débouché sur une grève des universités débutée le 2 février 2009. En deux mois, les deux ministres concernés, arc-boutés sur une position idéologique, n’ont rien su proposer qui fût à la hauteur de la situation, dévoilant à la fois leur impuissance politique et leur incompétence sur des dossiers qu’ils ne maîtrisent pas et dont le traitement vise avant tout à réduire les dépenses de l’Etat dans le système d’enseignement français.

Il y a 2 semaines, la communauté universitaire (chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels de soutien à la recherche et à l’enseignement supérieur, étudiants), mobilisée contre des réformes qu’ils estiment désastreuses pour les universités et les organismes de recherche, a mené deux actions symboliques : l’occupation du siège du CNRS à Paris et la prise de la Sorbonne. Le gouvernement a commis un acte tout aussi symbolique en évacuant manu militari ces deux sites.

Par ailleurs, depuis une dizaine de jours, une « ronde des obstinés » composée de d’enseignants-chercheurs et d’étudiants, tourne en permanence en place de grève devant la mairie de Paris pour soutenir les revendications de la coordination nationale des universités. Sur place, un étudiant de Paris 7 a été gazé par les forces de l’ordre pour avoir refusé d’enlever les autocollants portant les revendications de la ronde qu’il portait encore sur ses vêtements alors qu’il s’éloignait de l’Hôtel de ville. Cet étudiant a eu le visage brulé et bénéficie d’une interruption de travail de plusieurs jours. Ceci n’a pas empêché le commissariat de quartier de refuser de prendre la plainte qu’a voulu déposer cet étudiant accompagné d’un témoin de la scène !

L’arrêt de la ronde est conditionné au retrait de la loi LRU et du pacte de la Recherche mis en place en 2004 et à l’ouverture d’un réel débat national visant à définir les conditions d’une réforme souhaitable pour l’enseignement et la recherche en France. Personne ne défend le statu quo et une base de discussion existe puisque la communauté universitaire a fait de nombreuses propositions lors des états généraux de la recherche en 2004 qui ont été pour l’instant soit négligées soit détournées mais qui restent sur la table.

Par ailleurs, les députés UMP, fidèles soutiens d’un Sarkozysme naviguant à vue dans la tempête de la crise sociale actuelle, ont décidé d’ajouter leur grain de sel dans la violence faite au Français et aux jeunes en particulier. Dans un projet de loi déposé en catimini par 92 d’entre eux le 21 janvier 2009, ils proposent la création de prêts bancaires étudiants garantis par l’état qui permettront de dégager des moyens supplémentaires pour les universités i.e. augmenter les frais d’inscription. A un moment où ce modèle s’écroule ailleurs (USA, UK en particulier), entraînant licenciements de professeurs et de chercheurs et abandon d’études pour de nombreux étudiants en qui les banques n’ont plus confiance, cette provocation supplémentaire est un message clair à destination des jeunes de notre pays et de leur famille : les français paieront et la jeunesse ne sera pas épargnée !

Alors que dans la bataille contre le chômage, la formation des jeunes est un outil clé, ces mesures vont priver beaucoup d’étudiants de la possibilité de faire des études supérieures. C’est une mesure inique que dénonce fermement Nouvelle Gauche.

Nouvelle Gauche, solidaire avec la communauté universitaire, demande le retrait des réformes entamées depuis 2004 et l’organisation d’un débat national qui seul peut permettre une évolution du service public d’enseignement supérieur et de la Recherche allant dans le sens de la construction d’une société humaniste et respectueuse de l’avenir de nos jeunes dans une Europe au service de ses citoyens.

Pierre Larrouturou, président de Nouvelle Gauche

Bertrand Laforge, membre du bureau de Nouvelle Gauche