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Crise financière, crise économique : comprendre pour agir
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Archives 'Parti Socialiste'

Le GPS lance une pétition auprès des militants du Parti Socialiste pour déverrouiller le PS

Par Nouvelle Gauche le 23/07/2010

Le GPS (grandprojetsocialiste.fr), groupement militant auquel s’est associé Nouvelle Gauche dans le cadre du travail de fond entamé lors des conventions organisées par le PS cette année, vient de lancer une pétition à destination de la direction du Parti Socialiste et de son Conseil National afin d’obtenir une réelle démocratisation des modes d’élaboration collective au sein du parti.


Pour qu’un projet novateur à gauche voit le jour, il est indispensable d’obtenir le soutien du maximum de militants du PS pour faire bouger les lignes et obtenir que les commissions des résolutions fédérales ou nationale ne jouent plus le rôle de censure qu’elles assurent actuellement à l’encontre de toute initiative venant de la base du parti.


Votez et faites voter la pétition GPS  “Pour soutenir le cycle de conventions du Parti Socialiste & Contre la censure de la commission des résolutions”

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Retraites : la durée de vie n’est pas le problème

Par Nouvelle Gauche le 26/05/2010


Nous vous livrons ici l’analyse sur la question des retraites élaborée au sein du collectif Grand Projet Socialiste auquel notre association s’est associé dans le cadre le convention nationale du PS sur un nouveau modèle sociale, économique et écologique.


La politique de suppression systématique des grands services publics touche principalement l’éducation, l’assurance-chômage, la santé et les systèmes de pensions. Nous voulons montrer dans cette partie que la question du financement des systèmes solidaires doit être examiné avec un regard extrêmement critique sans quoi la privatisation de tous ces services publics est devant nous.

La question des retraites est fondamentale pour l’avenir de nos sociétés et symptomatique de la régression sociale dont souffre notre époque. On tente de nous faire croire que la France n’aurait pas les moyens de son régime de retraites par répartition.

La question des retraites repose la question de la solidarité entre les générations et plus largement les logiques de solidarités au sein de la société française. Ainsi le système français repose sur un système où la collectivité finance la formation et la santé des jeunes qui à leur tour financent les retraités quand ils accèdent au marché de l’emploi. Cette belle mécanique est train de se briser sous les coups de boutoirs des réformes néolibérales : marchandisation de l’enseignement supérieur (dont la LRU est un prémisse), marchandisation de la santé (avec le développement d’une couverture assurancielle et non plus mutualisée), marchandisation de la retraite (avec le développement de la retraite par capitalisation).


Le débat médiatique actuel ne propose d’autres issues possibles au vieillissement de la population que l’allongement de la durée des cotisations ou la baisse des pensions. Nous devons sortir de cette pensée unique et remettre les faits économiques au coeur du débat.

En effet, le sens commun admet parfaitement qu’avec la baisse du nombre d’actifs cotisant alors que le nombre de retraité augmente, il faut faire évoluer le financement des retraites. Quand aujourd’hui il y a 1,8 cotisants par retraité et qu’on en annonce 1,2 en 2050, comment douter qu’il va falloir réduire les prestations ou l’âge auquel on peut y prétendre ? Et pourtant, c’est faux ! Ce qui compte ce n’est pas le nombre de cotisants mais ce qu’ils produisent.


Deux composantes majeures du financement doivent en effet être considérées : l’augmentation de la productivité du travail et la croissance attendue des richesses entre 2010 et 2050. L’hypothèse la plus pessimiste du rapport du conseil d’orientation des retraites (COR) publié le 14 avril 2010, table sur une croissance de la productivité annuelle du travail de 1,5% et d’une croissance molle du PIB de 1.7% par an. Dans l’hypothèse d’un allongement de la durée de la vie et de prévisions démographiques qui estiment que la proportion de retraités devrait augmenter de 23 % en 2005 à 33 % en 2050 pour une population totale en augmentation de 15% et une population active sensiblement constante, il faudra trouver 115 Milliards d’euros supplémentaires en 2050 pour payer les retraites d’après ce rapport.

Mais dans le même temps le PIB sera passé de 1950,1 Milliards d’euros en 2008 à 3830 Milliards d’euros en 2050, soit près de 2 fois plus de richesses produites. L’augmentation de la productivité horaire du travail sur la même période sera de 181%. Cela signifie qu’un actif en 2050 créera 1,8 fois plus de richesse qu’un actif actuel. En terme de cotisants actuels, le nombre de cotisants par retraité en 2050 sera donc de 1,2*1,81 = 2,17. Cela signifie qu’en maintenant les cotisations constantes par rapport à la richesse produite, les cotisations dégagées pour payer chaque retraité en 2050 seront 20% plus élevées qu’à l’heure actuelle où ce nombre de cotisants par retraité n’est que de 1,8. Ceci signifie qu’il y a une marge de manoeuvre pour augmenter les cotisations sans pénaliser le niveau de vie des actifs en redistribuant une partie des fruits des gains de productivité au service de la solidarité intergénérationnelle. D’ici 2050, les cotisations devront passer de 13 % du PIB à 16 %.


Notons que ce raisonnement est bien validé par le passé récent : Alors que la population n’a cessé d’augmenter et de globalement vieillir entre 1980 et 2000, l’augmentation du coût des retraites sur cette période a été de 2,3 points de PIB et cela sans poser de problème car dans le même temps la richesse produite a considérablement augmenté ce qui a permis d’en dédier une partie à cette question de solidarité envers nos anciens.


Pas de problème à long terme, mais il faut gérer le papy-boom


S’il y a problème, c’est l’augmentation soudaine de retraités avec le papy-boom qui va créer une montée en puissance sur 30 ans entre 2005 et 2035 environ. Le papy-boom crée une urgence de financement qui n’aurait pas lieu si nous ne vivions pas dans une intense période de chômage.

S’il y a un problème de finances, il est donc ponctuel et réside dans l’augmentation soudaine de retraités avec le papy-boom. Il s’agit d’une montée en puissance sur 30 ans entre 2005 et 2035 (environ). Ce coût supplémentaire perdurera jusque 2045 puis baissera pour disparaître vers 2060 selon les prévisions. Le Fond de Réserve des Retraites était la seule solution logique pour résoudre ce problème mais il n’a pas été financé par la droite au pouvoir. Au contraire, la droite « gestionnaire » a placé le fond existant sur les marchés et il a perdu près de 20% de sa valeur avec la crise en 2008 !


Le problème n’est donc pas comment créer des richesses (le ratio actifs/retraités est compensé largement par l’augmentation de la productivité) mais comment garantir le maintien des taux de cotisations actuels !

A système constant, le problème n’est pas l’espérance de vie ou la durée de cotisation mais bien le taux de prélèvements ! Ce n’est pas un hasard si les prévisions catastrophiques partent sur une base immuable de 13 points de PIB donnés aux retraités…


Le vrai problème, c’est donc la répartition et le chômage


Quand un salarié solde sa retraite aujourd’hui, il est au chômage depuis 3 ans en moyenne. Rendre obligatoire une année de cotisation supplémentaire sans avoir fait radicalement reculer le chômage ne sert à rien : cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu’ils manquent de travail.


Tant que le chômage et la précarité resteront à ce niveau, les ressources de l’État, des collectivités et de la Sécurité Sociale (fondées essentiellement sur les salaires et la consommation) stagneront et nous aurons les plus grandes difficultés à financer les retraites. Plus il y a du chômage et plus il est difficile d’augmenter les salaires et donc les cotisations retraites.


« Les inégalités entre générations ne viennent pas du problème des retraites mais de l’emploi. Le vrai problème c’est le chômage. »

Jean Paul Fitoussi, Président de l’OFCE, le Monde 2001

Aujourd’hui en moyenne, les salariés soldent leur retraite à 61 ans et moins de 30 % des salariés ont encore un emploi.


Cotiser plus longtemps = 10 % de moins sur les retraites


Cotiser plus longtemps, c’est gagner moins. Quand la droite, exige une année de cotisation supplémentaire sans avoir rien fait pour faire reculer le chômage, elle sait très bien que concrètement, pour 70 % des salariés, il manquera une année de cotisation, soit 4 trimestres, cela signifie une décote de 10 % sur leur pension de retraite.

L’âge moyen auquel on solde sa retraite est de plus de 61 ans, l’âge de fin d’activité est plutôt proche de 58,5 ans. On remarque de plus que la réforme Fillon de 2003, loin de provoquer un prolongement dans l’activité à produit l’effet inverse à celui recherché (raccourcissement de l’age moyen de la retraite de l’ordre d’une année). Elle contribue à creuser le déficit des retraites tout en ayant fait diminuer les pensions d’environ 20%.


Avec l’argument “l’espérance de vie a augmenté, donc il faut cotiser plus longtemps”, on prépare une baisse généralisée du niveau de vie des retraites de la sécurité sociale.


Ceux qui veulent développer les systèmes d’assurances privées sont évidemment très favorables à cette réforme (Guillaume Sarkozy, frère de Nicolas Sarkozy est le PDG du groupe d’assurance-santé, assurance-retraite Médéric), mais on comprend que les syndicats s’opposent à ce nivellement par le bas.


« D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important. » (Guillaume Sarkozy, La Tribune 2006)


« La bonne piste est de compléter le système actuel avec des dispositifs d’assurance privée. » (François Fillon, Les Échos 2006)


« Depuis 2003, la France a mis en place, avec du retard par rapport à ses principaux voisins européens, un cadre législatif permettant l’accès de tous les citoyens à un dispositif complet d’épargne retraite (…) Selon les hypothèses du COR, le taux de remplacement servi par les régimes obligatoires, de base et complémentaire, diminuerait de 83,6 % en 2003 à 75,6 % en 2020 et 64,4 % en 2050 pour un salarié non cadre. La baisse serait encore plus importante pour un cadre salarié : de 64,1 % en 2003 à 55,5 % en 2020 et 42,7 % en 2050. » (Rapport MARINI au Sénat, 30 avril 2008)


Voilà l’avenir que nous prépare la droite libérale : la retraite par capitalisation pour ceux qui en ont les moyens. Pour les autres la baisse des retraites et l’impact des politiques des fonds de pensions sur la gouvernance de nos entreprises qui se solde invariablement par une contraction des salaires, des délocalisations et du chômage de masse. Nous pensons qu’il ne faut pas sortir du système de solidarité nationale intergénérationnelle. Si la droite veut compléter le système actuel avec des dispositifs d’assurance privée, c’est qu’elle admet que l’on puisse aller chercher ailleurs que par des cotisations sur le travail le financement des retraites. Aussi, s’il faut garantir le maintien des taux de cotisations actuels, l’État trouvera les ressources nécessaires en mettant en oeuvre la redistribution des gains de productivité au service de la solidarité intergénérationnelle. Régler la question du chômage en organisant le travail au bénéfice de tous sera le plus sûr moyen d’augmenter le nombre et le montant des cotisations et de répondre au besoin de la société toute entière.







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Débat dans les Yvelines

Par Nouvelle Gauche le 12/11/2009

Le Conseil Local de la Gauche de Bois d’Arcy organise une rencontre le :


Vendredi 20 Novembre 20h30


“Sommes nous sortis de la crise ?

Quelles solutions pour demain ?”


 

avec

Catherine TASCA, ancien ministre de la Culture, vice-présidente du Sénat,

Pierre LARROUTUROU, économiste, membre du Conseil National du PS

 

 

Lieu du débat :postdarcy

Centre culturel, 12 rue Baragué, Bois d’Arcy.

Contact : moriv@wanadoo.fr , 06.07.33.53.96



Organisation :

 

Conseil  de la Gauche  BOIS D’ARCY, Expressions de Gauche FONTENAY LE FLEURY, Avançons ensemble St CYR L’ECOLE


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PS : une analyse de la consultation
militante du 1er octobre 2009

Par Bertrand LAFORGE le 29/09/2009

flyeraffichengpsJeudi soir, les militants socialistes sont invités à voter dans le cadre d’une grande consultation militante. On pourrait voir dans cette procédure un regain de démocratie interne, mais, malheureusement, il ne s’agit que d’un miroir aux alouettes destiné à masquer les problèmes démocratiques récurrents qui marquent la vie de notre parti depuis 10 ans.


Comment être d’accord avec une consultation militante fermée alors que la crise actuelle du parti socialiste appelle à des débats ouverts et profonds ? Comment être d’accord avec une telle procédure de consultation quand certaines questions traitent de problèmes vastes et complexes auxquels on demande de répondre par oui ou par non ? Comment être d’accord avec un calendrier express qui ne laisse aux militants aucune marge de manoeuvre  pour réfléchir sur ces questions, que ce soit individuellement ou au sein de leur section ou fédération ? Comment accepter un calendrier qui fait coïncider quasiment jour pour jour, ce vote et la mobilisation générale affichée des socialistes autour de la sauvegarde de la Poste et des services publics ?


Sur la forme, c’est donc un déni de démocratie et la confiscation d’un débat militant pourtant aujourd’hui indispensable.


Sur le fond, certaines questions sont importantes mais nécessitent un travail collectif conséquent avant de se matérialiser en propositions précises et comprises de tous les militants.


La question du non-cumul des mandats est un bon exemple de la confiscation du débat. Pourquoi par exemple interdire le cumul de plus de 3 mandats de chef d’un exécutif local mais pas celui de 3 mandats de parlementaires ?  Pourquoi ne pas limiter le nombre de mandats simultanés dans des collectivités territoriales et limiter la constitution de baronnies locales ? Pourquoi ne pas aborder la question d’un statut de l’élu permettant la constitution d’assemblées en phase avec la structure de la population française et qui permettrait aux ouvriers, aux employés et aux cadres des entreprises d’accéder aux fonctions de parlementaire en ayant une vision de leur retour à la vie civile à l’issue de leur mandat ?


La diversité contre l'égaliéLa question sur la constitution des listes électorales et de la représentation de la diversité est une question intéressante sur laquelle il est sain de travailler en profondeur et de développer un point de vue global. C’est d’autant plus important que le positionnement de la gauche nord-américaine donne  à réfléchir.  D’après certains intellectuels américains, la mise en avant d’un combat pour la reconnaissance de la diversité aux USA s’est accompagné de l’abandon du combat historique pour l’égalité sociale.

Par ailleurs, cette question de la sous-représentation chronique supposée de socialistes issus de la diversité ne serait-elle pas réglée naturellement par la mesure de déverrouillage des mandats rendu possible par le non-cumul ? Par ailleurs, est-ce bien raisonnable de laisser la question de ces désignations au seul bureau national en volant tout pouvoir décisionnel aux militants ?



La question centrale de l’organisation de primaires ouvertes à toute la Gauche est lancée sans qu’un débat de fond n’ait pu être organisé entre les militants du parti socialiste. Présentée comme une solution miracle au problème de leadership actuel du parti, elle interdit toute autre hypothèse de travail comme par exemple l’émergence de porteurs du projet socialiste issus d’un processus inédit de remise au travail du PS sur les questions économiques et sociales.


La discussion des conséquences d’une telle ouverture du Parti Socialiste sur l’extérieur est complètement escamotée. Le gagnant du processus des primaires risque de devenir celui qui aura été le mieux en mesure de lever des fonds de campagne ou le mieux en capacité d’activer efficacement ses réseaux médiatiques.  Alors que nous dénoncions la personnalisation à outrance de la 5ème République, nous jouerons le même jeu au sein de notre parti. Ceci se fera au détriment du travail collectif normalement basé sur de profonds échanges internes entre militants fortement impliqués. Le remplacement de cette culture du travail de fond par une culture de clubs de supporters ouvrant les portes à la démagogie et au populisme est un écueil que nous devons éviter. Que les français dont le coeur est à gauche veuillent peser sur le choix du projet socialiste et de son porteur, c’est, somme toute, naturel mais qu’est-ce qui les empêche de le faire en rejoignant les rangs des partis de gauche et du PS en particulier ? De ce point de vue la question de la simplification des procédures d’adhésion au PS va dans le bon sens…


Certaines autres questions sont par contre totalement déroutantes. En particulier, la question  ”Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ? ” possède une dimension comique aboutie.

Est-ce une vraie question de savoir si nous voulons que les instances du Parti Socialiste, garantes de son fonctionnement démocratique prennent toutes les mesures adéquates pour aboutir à l’organisation d’élections non truquée ?


Las de ces fausses questions, nous aurions aimé avoir la possibilité de nous exprimer sur des questions qui sont à nos yeux centrales comme :


Souhaitez-vous que le Parti Socialiste affiche comme première priorité la lutte contre le chômage et l’exclusion et qu’il entame un travail profond de rénovation de sa doctrine socio-économique permettant de proposer en France et à nos partenaires étrangers des mesures crédibles pour sortir de la crise et du chômage de masse ?


ou encore :


Souhaitez-vous que le Parti Socialiste relance le processus de construction européenne avec ses partenaires de la gauche européenne en organisant un cycle de travail dont le premier atelier aurait lieu à Paris en janvier prochain et dont l’objectif serait de rédiger les nouvelles bases d’un traité social européen ?


Colette Gros

Membre du Conseil National du Parti Socialiste


Bertrand Laforge

Membre du Conseil Fédéral  PS de Seine Saint-Denis


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Débat public Michel Sapin / Pierre Larrouturou
Le 14 octobre 2009 au Raincy

Par Nouvelle Gauche le 26/09/2009

flyerafficheraincy

A l’initiative des sections PS du Raincy et de Clichy/Bois, un débat public est organisé au Raincy (93) sur le sujet suivant :

 

“Les leçons d’une crise. Quel autre modèle économique pour empêcher de nouvelles crises financières et sociales, sans pour autant entraver la croissance mondiale ?”

 

Michel Sapin, ancien ministre de l’économie et des finances est secrétaire national du PS chargé de l’économie et député de l’Indre, il est l’auteur de “L’État en mouvement” (2002). Il débattra avec Pierre Larrouturou, économiste, membre du conseil national du PS et président de Nouvelle Gauche. Pierre Larrouturou est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Crise : la solution interdite” (2009), “Le livre noir du libéralisme” (2007), “Urgence Sociale” (2006), “Du temps pour vivre” (1999), “Pour la semaine de 4 jours” (1999) et “Les 35 heures, le double piège” (1998).

 

Ce débat aura lieu :

le 14 octobre 2009 à 20h,

AGORA salle Finchley

1 allée Nicolas Carnot,93340 Le Raincy

Accès par le RER E (Le Raincy - Villemomble)

ou par l’autoroute A3 (Le Raincy)





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Vive la rentrée

Par Fredback le 02/08/2009

Le soleil adouci les mœurs mais aiguise la volonté sociale. Les salariés de New Fabris se sont battus tout l’été. Air France pourrait tailler dans les effectifs, Molex est menacé de fermeture et ainsi de suite… En Allemagne, le taux de chômage remonte, pour l’heure, deux fois moins qu’en France. Devinez pourquoi ? Le Kurzarbeit, autrement dit, la diminution du temps de travail. Les libéraux auront beau qualifier la mesure de « chômage partiel », il n’en reste pas moins que le recours au Kurzarbeit, multipliée par dix en six mois, consiste à diminuer le temps de travail de 10 % pour les salariés allemands et a évité 1 point de chômage. Quand l’urgence économique rejoint l’application de mesures concrètes et réalistes, elle vient donner raison à Nouvelle Gauche.


La France doit-ellepetition_protest1 rester aveugle devant les impératifs qui s’imposent à son modèle social ? Travailler moins pour partager mieux ! Telle est la loi du progrès social. Exactement l’inverse de ce que préconise le modèle libéral. Une juste redistribution du temps de travail est aussi incontournable en France qu’un investissement massif dans les énergies durables et le logement. Pour cela il faudra partager les revenus de la production (qui sont considérables), n’en déplaise à l’UMP. C’est seulement à ce titre que nous pourrons sortir de la crise et renouer avec la prospérité économique pour tous et lutter efficacement contre le réchauffement climatique. La route est encore longue et la droite a malheureusement établi ses positions à l’Élysée.  Comme le dit Hubert Reeves : “Quand on a la raison pour soit, il faut la défendre sans hésitation”. Nouvelle Gauche n’a jamais eu un terrain aussi favorable pour imposer ses idées. Le Parti Socialiste est sans projet, la vieille garde mitterandienne est décrédibilisée, ses militants sont orphelins d’un vrai programme de gauche. Les partis progressistes, même s’ils font leur travail dans l’opposition, ne proposent aucune ligne claire et constructive comme alternative au libéralisme.


La rentrée doit nous permettre de renforcer notre crédibilité politique. Nous pouvons nous donner les moyens d’une vraie contribution militante. La force des idées jointe à notre mobilisation devrait convaincre les esprits en quête de renouveau politique. Donc vive la rentrée, pour que nous soyons enfin entendus et confirmés dans nos propositions.

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Pierre Larrouturou invité sur LeMonde.fr

Par Thomas MAZIERE le 08/05/2009

Pierre Larrouturou est invité à tenir une tribune permanente sur LeMonde.fr, sur le thème “à quoi sert l’UE face à la crise ?
Cela prend la forme d’un blog “L’Europe à deux voix” qu’il partage avec Christian Saint-Etienne.

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/

 

Les élections européennes :
encore une occasion manquée !?

Par Alain Monnin le 03/04/2009

Ces élections, sous fortes tensions sociales et économiques, peuvent être une occasion unique de rompre avec l’orthodoxie financiaro-libérale qui règne au sein de l’UE et de proposer un nouveau cap novateur et porte de relance pour la construction européenne.

Je ne m’attarderai pas sur le lamentable spectacle que nous avons donné pour la composition de nos listes. Nous avons montré une nouvelle fois que l’hégémonie parisienne et clanique régnait en maître dans nos instances dirigeantes. Nous n’avons même pas été capables de nous imposer une limitation des mandats.

Non, le plus grave est notre manque d’analyse. Cette crise financière et sociale était une occasion de rupture.

Nous aurions du mettre en avant de nouveaux indicateurs de croissances basés sur le social et le développement humain. Au lieu de ça nous restons encore et toujours obnubilé par notre sacro-saint PIB. Nous rêvons d’une croissance forte pour sauver l’économie, et recréer l’emploi. Comme le premier boursicoteur venu ! Nous y rajouterons un zeste de social pour essayer de sauver les classes moyennes de la noyade et ne pas trop affoler les actionnaires.

© Alsimair

Plutôt que de reprocher leurs dérives monétaires aux USA et à la Chine, nous pouvons exiger un « protectionnisme » éco-social, porté par les indicateurs du PNUD, et les coûts carbone, y compris de transport des produits consommés au sein de l’UE.

Réveillons-nous ! Ce modèle économique, que nous essayons d’adoucir, est mort ! Relancer la croissance par la consommation c’est accélérer la destruction de notre planète, sans échappatoire.

Alors que si nous réfléchissions, et si nous proposions à l’Europe un modèle de croissance SOCIALE, nous serions dans notre rôle de Parti Socialiste.

Alors cela nous oblige à nous attacher à d’autres indicateurs L’enseignement public, qui s’inscrit en négatif dans le PIB ; la santé publique, qui s’inscrit en négatif dans le PIB ; la prévention sociale dans les parts de nos populations en voie d’exclusion, qui s’inscrit en négatif dans le PIB ; la prévention des risques, qui s’inscrit en négatif dans le PIB, alors que la réparation des dégâts s’inscrit en positif…

Il y avait là des voies à explorer et à développer, et qui seraient porteuses de croissances sociales.

De même soucieux de ne pas effrayer le capital, nous n’osons pas aborder la question l’harmonisation fiscale européenne, ni celle de la démocratie parlementaire au détriment du pouvoir de la commission et des conseils des ministres européens avec leur sacro-sainte règle d’unanimité.

Nous acceptons même le traité de Lisbonne, négation de l’expression démocratique du peuple français, comme un paramètre de la construction européenne.

Jusqu’à quand renoncerons-nous à nos valeurs, à nos ambitions sociales, à l’exigence d’équité des populations européennes ?

Réveillons-nous. Il est encore temps de faire ces élections européennes une renaissance d’un projet de progrès populaire. Ca ne tient qu’à nous.

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Comme en 1930, une course de vitesse est engagée

Par Thomas MAZIERE le 24/03/2009

Nous sommes en 1930. La crise a éclaté quelques mois plus tôt. Partout le chômage augmente mais rien d’irréversible ne s’est encore produit. Nulle part la crise sociale n’a encore débouché sur la barbarie. En 1930, dans son premier livre, Contribution aux Etats-Unis d’Europe, Pierre Mendès France écrit que, pour éviter le chaos, “une course de vitesse est engagée”, et pour gagner cette course de vitesse, Mendès France affirme qu’il faut créer une monnaie unique européenne dotée d’une vraie gestion politique et investir sur le plan social les marges de manoeuvre créées par cette monnaie unique.

La suite sur LeMonde.fr

 

Crise financière et économique : comprendre pour agir

Par Thomas MAZIERE le 05/12/2008

Vous êtes tous cordialement invités à la soirée-débat intitulée “Crise financière et économique : comprendre pour agir” qui aura lieu à Bruxelles le jeudi 11 décembre de 19h30 à 21h30 à l’ULB (salle Dupréel, avenue Jeanne 44), en présence d’Elio Di Rupo (président du PS belge francophone), Poul Nyrup Rasmussen (président du Parti Socialiste Européen et député européen) et Pierre Larrouturou (économiste et auteur de l’ouvrage “Le livre noir du libéralisme“).

Si vous ne pouvez pas vous rendre en Belgique, sachez que le débat sera diffusé en direct sur www.nouvellegauche.fr

Plus d’informations : iev@iev.be - 02/548 32 11 - www.ps.be

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