Newsletter

1• Semaine de 4 jours

FAISABILITÉ des 32h "à la carte"

Nous ne pourrons pas sortir du chômage et redynamiser l’économie sans une réduction massive du temps de travail.

La semaine de 4 jours, ça marche !


Déjà 400 entreprises en France ont adopté la semaine de 4 jours à temps plein. Vous trouverez parmi les entreprises passées à 32h, aussi bien une librairie qu’une entreprise de charcuterie, une imprimerie et un fabricant de murs d’escalade, un concepteur de logiciels de gestion de production et une PME spécialisée dans l’air comprimé, une entreprise de poutres métalliques et un cabinet de conseil en gestion, un groupe d’assurances et les gîtes de France…


Travailler moins permet de travailler mieux.


Chaque salarié travaille moins, mais les équipements tournent plus longtemps. La disponibilité au client est améliorée. Remettre à plat l’organisation de l’entreprise peut se traduire par un regain de motivation et de disponibilité des salariés. Avoir un horaire moyen plus bas favorise l’absorption de pics d’activité sans précarité. La semaine de 4 jours « à la carte » crée de l’emploi et renforce la cohésion des équipes : quel que soit le niveau, le chef est absent un jour par semaine. Ce qui oblige à se parler, à se faire confiance, à compter davantage sur chacun. Disposer d’un jour supplémentaire par semaine pour souffler permet de lever le nez du guidon et de mieux se consacrer à ses fonctions spécifiques. Si la négociation concilie annualisation et réduction massive du temps de travail, on peut obtenir simultanément un gain en termes de qualité de vie, en termes d’emplois et en termes de compétitivité.


Pour certaines entreprises, la mise en place de la semaine de 4 jours nécessitera quelques mois. Pour d’autre il faudra un an ou deux. Il faudra établir un calendrier sur deux ou trois années. Tout est dans l’accompagnement et la mise à disposition de spécialistes par l’État pour conseiller les responsables de chaque structure en charge de la mise en place de cette nouvelle organisation du travail.
Sous la même étiquette de « 4 jours à la carte », sous la même durée légale de 32 heures, on peut trouver un grand nombre d’organisations différentes : 4 jours sur 5 (pour la plupart des salariés), 4 jours sur 6 (chez un concessionnaire automobile, ouvert du lundi au samedi), 4 jours sur 7 (dans un hôpital ou un aéroport), alternance systématique de semaines de 3 jours et de semaines de 5 jours (dans une entreprise de transports routiers), 1 mois libre sur 5 (pour des programmeurs informatiques), 1 année sabbatique tous les 5 ans (pour des chercheurs),…


Un principe fort de notre projet est de ne pas augmenter la masse salariale de l’entreprise.


Si tout était mécanique, on pourrait s’attendre à ce que les 4 jours créent 20% d’emplois. Nous préférons laisser les entreprises créer de la productivité pour créer des emplois durables.
Nous mettons la barre à 10% d’embauches en CDI de nouveaux salariés pour avoir droit à l’exonération sur les cotisations à l’UNEDIC, autrement dit 8,3%. On comprend pourquoi il n’est pas nécessaire que les salaires baisses fortement, 2% ou 3% en moyenne suffisent.  Avec 3% de gagné sur les salaires et 8,3 % de gagnés sur les cotisations chômage, chaque salarié, ancien ou nouveau, « coûte » à peu près 11% de moins. L’entreprise peut donc embaucher 10 ou 12 % de personnes sans accroître ses dépenses. Les chiffres qui sont donnés dessinent un schéma général, un « cas moyen ». Le ou les niveaux de création d’emplois ouvrant droit à l’exonération pourraient êtres discutés par les partenaires sociaux au niveau des branches.
Le coût global du passage à la semaine de 4 jours pour l’État serait proche de zéro ou presque. Si l’on réduit les hauts salaires de 3%, le fait que l’entreprise embauche 10% de personnes en plus augmente de 7% l’assiette de tous les prélèvements sociaux ; (-3 + 10 = 7). Sans augmenter les taux de cotisations les caisses de maladie et de retraite vont recevoir 7 % d’argent en plus. Mais avec un calcul plus précis et des scénarios plus pessimistes, on arrive à 4,5 ou 5 %. Les caisses retraites et de maladie vont donc recevoir 4,8% d’argent en plus. Ce sont des sommes considérables à l’échelle de l’État, que nous suggérons d’utiliser pour financer l’Unedic. Ce sont les mêmes partenaires qui gèrent la Sécurité Sociale et l’Unedic.
Dans notre projet, l’activation des fonds de l’Unedic et l’effort des salarié au-dessus du SMIC représente quelques 200 à 210 milliards ! Choisir d’utiliser autrement l’argent de l’Unedic et demander un peu de solidarité aux salariés, puis fermer les heures supplémentaires, c’est utiliser un BAZOOKA CONTRE LE CHÔMAGE.
Aujourd’hui la question reste de savoir si les salariés sont prêts à accepter des baisses de salaire de 2%, 3%, ou 5 % en sachant qu’il n’est pas question de diminuer les revenus proches du SMIC… Et la réponse est OUI, lorsqu’il s’agit de la semaine de quatre jours avec des créations d’emplois à temps plein. Deux sondage ont montré que 65% des Français sont prêts à voir baisser leur salaires jusqu’à 5% en échange de la semaine de 4 jours.


Il faut donc créer une dynamique nationale autour de la semaine de 4 jours. Casser les tabous financiers. Mettre en place une politique d’accompagnement. Sur le temps de travail, l’adoption d’une loi-cadre par référendum précédé d’un débat approfondi, permettrait de casser les doutes et les inquiétudes du plus grand nombre. Si la France est la première dans le passage à le semaine de 4 jours, cela lui donnera une longueur d’avance, par la croissance renforcée et par le savoir-faire acquis dans les activités d’avenir développées sur le marché national, dans les services qualifiés autour du temps libre, industrie de l’avenir.


Annexe : L’impacte macroéconomique des quatre jours selon Patrick Artus

CE QU’ILS EN PENSENT


1 • La semaine de 4 jours « à la carte »

picto-product1ou la création 1 600 000 emplois en CDI à temps plein.

FAISABILITÉ

CE QU’ILS EN PENSENT

2 • Investir massivement dans la construction de logements

picto-loge-dur3pour favoriser l’emploi et répondre à des attentes fondamentales. Tripler le budget du logement en utilisant Le Fond de Réserve des Retraites comme l’on fait les Pays-Bas (3,5 millions de personnes mal logées dont 600 000 personnes sans logis en France) peut créer entre 100 000 et 150 000 emplois.

3 • Une vraie politique d’économie d’énergie

icon_energie_verte1elle aussi, peut créer massivement des emplois. Le Bureau International du Travail (BIT) estime que la France peut créer 300 000 empois verts.

4 • Réfléchir aux adaptations administratives et fiscales

picto-calculette1qui seraient les plus favorables au développement des petites entreprises.

Exonérer complètement de cotisations le 1er emploi.

5 • Créer un bonus-malus précarité

icon-precaritequi incite les entreprises à transformer en emplois stables leurs emplois précaires.

6 • Favoriser les groupements d’employeurs

icone-cvet la mise en réseau des PME (sur le modèle italien). On a su regrouper les communes. Pourquoi ne pas inciter les PME à mettre en commun leur effort de recherche ou de marketing ?

7 • Investir dans la formation

icon-formation-21(des salariés comme des patrons) c’est aussi donner à notre économie une nouvelle source de compétitivité…

8 • La cogestion dans l’entreprise

icon-cogestion2Le personnel est représenté aux conseils de surveillance en tant que personnel.
Favoriser la création de scops et d’associations.