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Foire aux questions

Miser WebTout ce que vous voulez savoir sur NG
sans oser le demander


Sceptiques, curieux ou militants, cette page vous est destinée.

Elle répond à des questions que tout le monde se pose au sujet de nos propositions qui remettent souvent en cause le système établi. Avancer des idées neuves nécessitent le rappel d’un certains nombres de faits et d’analyses pour justifier de leur crédibilité et pour combattre les aprioris si bien ancrés dans la tête de chacun d’entre nous.

N’hésitez pas à nous faire part de vos questionnements en écrivant à  : questions@nouvellegauche.fr


Faites remonter toutes les objections que vous rencontrez sur nos analyses et nos propositions afin de les lister et de mettre à votre disposition le meilleur argumentaire possible.


1 • Ce n’est pas démagogique de dire que l’on peut créer 1,6 million d’emplois avec la semaine de 4 jours ?
Non ce n’est pas démagogique. Ce chiffre est le résultat d’une étude de l’INSEE, tout ce qu’il y a de plus sérieuse. Elle est défendue par des personnalités du monde économique. Plus de 400 entreprises en France appliquent déjà la semaine de 4 jours. Où est l’expertise qui permet de soutenir le contraire ?
Pour plus de précisions nous suggérons de consulter la page :

CE QU’ILS EN PENSENT


2 • Pourquoi la direction du Parti Socialiste ne parle jamais de la réduction du temps de travail ?
Parce que le PS est devenu un parti gestionnaire qui croit encore au mythe du retour de la croissance. Et surtout parce qu’il n’a pas produit le travail de fond qui pourrait lui permettre de devenir force de proposition. D’après les statuts du PS, une grande convention doit être organisée tous les six mois pour approfondir un point du projet. Nous aurions dû tenir 10 grandes conventions. Nous n’en avons eu aucune ! Aucune en 5 ans d’opposition.


3 • Pourquoi ne pas passer directement à la semaine de trois jours ?
Le passage à 4 jours est nécessaire mais pas suffisant pour rééquilibrer le marché du travail. Il faudra à nouveau réduire le temps de travail quelques années plus tard. Mais dans un grand nombre de métiers qui nécessitent une masse critique d’information et de coordination, le passage immédiat à 3 jours pourrait entraîner un “décrochage” néfaste à la cohérence des équipes et à la qualité du travail individuel. En revanche pouvoir prendre une année sabbatique tous les 9 ans paraît une idée intéressante aussi bien du point de vue économique (accès à une formation lourde, création d’une entreprise) que du point de vue humain : une année pour s’occuper de ses enfants et pour voir ses amis, une année à l’étranger pour s’immerger dans une autre culture, une année dans la maison de famille…


4 • Quelle est la place de l’entreprise dans votre projet ?
Elle est au cœur du dispositif. Pierre Larrouturou à été Homologué comme formateur de patrons de PME sur la question du temps de travail par l’Association pour le progrès du management. En tant qu’expert de la réduction du temps de travail et à l’initiative de Nouvelle Gauche.


5 • Pourquoi ne pas se rapprocher du centre ?
La social-démocratie européenne a subi 13 défaites  sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résulta de l’acceptation, par la social-démocratie, des principes néolibéraux, des valeurs de nos adversaires ? Reconnaissons-le, cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable !


6 • Les autres aussi proposent une Europe sociale
Si les autres proposent une Europe sociale pourquoi en 2003 alors que nous réunissions 400 soutiens d’importance dans 9 pays de l’Union autour du projet d’un Traité pour une Europe sociale, il n’y a eu personne de la direction actuelle du PS français ? Jacques Delors, Michel Rocard, José Bové, Bronislaw Gemerek, Elio Di Rupo, Bruno Trentin, Enrique Baron Crespo, Pierro Fassimo, Timothy Radcliffe, Antonio Gutteres sont parmi les premiers à nous signifier leur soutien. Et début 2004, Romano Prodi, président de la commission européenne, accepte de nous recevoir et de soutenir publiquement notre initiative. Devant les journalistes présents, il a y des représentants des partis socialistes de toute l’Europe mais il n’y a aucun représentant du PS français.


7 • Qu’est-ce qui vous distingue des courants du PS ?
Nouvelle Gauche n’est pas un courant du PS mais une association de militants dont l’objectif principal est d’aider à la reconstruction de la Gauche française en essayant d’être un think-tank doublé d’un réseau militant pour diffuser et concevoir nos analyses et nos propositions.

Une de nos spécificités : le diagnostic ! Nous pensons qu’il n’y a rien à attendre de la croissance. La croissance n’a fait que décliner depuis les années 60. Il faudrait 5% à 6% de croissance pendant 10 ans pour diviser le chômage par deux. Une étude montre que dans le meilleur des cas la croissance sera de 0,8 % a partir de 2010. Elle ne prenait pas en compte la crise financière américaine. C’est évidemment insuffisant pour sortir du chômage de masse.
Mais surtout, la croissance pour quoi faire ? Le travail nécessaire à la production de marchandises a baissé de 10%, mais le nombre de personnes disponibles sur le marché du travail à augmenté de 23%. L’écart entre l’offre et la demande ne fait que se creuser. Et nous sommes déjà en France les champions du monde de la productivité et tous les pays riches tournent autour  d’une moyenne horaire de 30 h par semaine. La seule solution pour sortir du chômage de masse, c’est de répartir le travail en diminuant la durée légale du temps de travail.
Mais cela ne suffit pas il faut aussi une règlementation à l’échelle européenne. Une Europe qui disposerait d’une fiscalité propre. Impôt sur les bénéfices, écotaxe ou taxe Tobin améliorée, un impôt voté par le Parlement européen financerait la défense, la diplomatie, la recherche, la politique agricole, les fonds structurels, l’aide aux nouveaux adhérents…


8 • Ce n’est pas le moment de réduire le temps de travail ?
La question n’est pas de savoir s’il faut réduire le temps de travail. Le temps de travail diminue dans toutes nos sociétés. Tous nos pays vont en moyenne vers 30 heures par semaine. La durée moyenne du travail (tous emplois confondus) est de 29,9 heures aux Pays-Bas, et de 33,7 heures aux Etats-Unis. Dans tous nos pays, on a amélioré la productivité, dans tous nos pays, on a besoin de moins de travail pour produire plus. La question est de savoir si on y va par de la précarité, comme aux Etats-Unis ou au  Japon, ou par un mouvement bien négocié. En passant à quatre jours, l’entreprise n’augmente pas ses coûts de production.


9 • Est-ce qu’il y avait une autre réponse possible à la crise financière que celle apportée par le gouvernement ?
Déjà obtenir des garanties de la part des banques pour qu’elles cessent leurs activités « toxiques ». Mais surtout mobiliser un plan de relance économique qui taxe la spéculation monétaire et qui redistribue les énormes bénéfices contractés par les grandes entreprises à travers des augmentations de salaires par exemple.


10 • Les  nouveaux emplois de service à la personne ne sont-il pas la solution pour créer des emplois et lutter contre le chômage ?
Le B.I.P.E. et l’I.NS.E.E. n’ont recensé là qu’un potentiel de 150 000 à 200 000 emplois nouveaux, dont le financement n’est pas encore clairement défini.


11 • Y aura-t-il un manque de qualification disponible si le passage aux 32h génère 2 millions d’emplois ?
Le bon niveau de qualification de beaucoup de chômeurs français est un autre avantage.


12 • N’est-il pas dangereux de se lancer dans une réforme pour le passage à 32h sans attendre les autres pays ?
Non seulement  nous pouvons aller vers les quatre jours sans attendre les autres pays, mais encore nous n’aurions aucun intérêt à les attendre. C’est en inventant le crédit à la consommation de masse, c’est en assumant ce risque les premiers que les Etats-Unis ont pris vingt ans d’avance sur l’Europe dans l’industrie des biens durables. Si nous prenions la même avance dans les services qualifiés de l’avenir en donnant à chacun un gain de temps ?


13 • Avec la semaine de 4 jours, ne risque-t-on pas d’augmenter le travail au noir ?
En fait comme l’expliquent les experts, ce sont surtout les chômeurs bien qualifiés et disposant d’un bon réseau social qui se livrent au travail au noir : leur compétence et leur disponibilité le leur permet. Ce sont eux qui seront les premiers embauchés sur les postes créés par le passage aux quatre jours. Quant aux professions qui pourraient souffrir d’un éventuel développement du travail au noir ou du troc comme les artisans et les gens du bâtiment, nous proposons que le passage aux quatre jours soit accompagné d’une relance du logement et d’une baisse du coût du travail peu qualifié. Ils bénéficieront de vrais chantiers sur lesquels faire travailler leurs équipes — la concurrence du travail au noir ne sera pas à craindre.


14 • Avez-vous rencontré des impossibilités majeures à la mise en place de votre projet sur la réduction du temps de travail ?
Aucun des nombreux débats contradictoires organisés sur la semaine de quatre jours n’a mis en évidence de difficulté grave ou insurmontable et aucun n’a été rencontré pour les 400 entreprises passées au 32 h avec les accords De Robien.
Même Patrick Artus, directeur des études économiques de la Caisse des Dépôts, a exploré le bouclage macro-économique de la “formule Larrouturou”. Sa conclusion est formelle : « il tient ».

15 • La réduction du temps de travail n’est-elle pas l’affaire des entreprises et des syndicats ?

On constate que le choix individuel est insuffisant, que le choix collectif au niveau des entreprises aussi, pour enclencher un mouvement général vers la semaine de quatre jours. L’histoire sociale de notre pays montre que la baisse du temps de travail ne s’est jamais faite spontanément. Ce fut toujours un choix politique.


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