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Un défi écologique

Préserver les ressources naturelles

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Les forêts tropicales


Où qu’elles soient situées les forêts tropicales sont en état de siège. On les brûle pour dégager des pâturages. On les débite à la tronçonneuse pour produire des bois précieux ou utilitaires. Ou on les inonde, quand on construit un barrage pour produire de l’énergie hydroélectrique. Elles s’effacent de la surface de la planète, à raison de cinq mètres carrés par seconde, nuit et jours, chaque seconde que dieu fait.
Lorsque l’on brûle de grandes surfaces de forêts tropicales, la pluviosité recyclée au profit des zones adjacentes décroît fortement, les privant des dont elles ont besoin pour continuer à prospérer. La disparition du couvert végétal entraîne un réchauffement du sol forestier qui conduit à l’émission de grande quantité de CO2 et de méthane qui contribuent au réchauffement de la planète. Ces dernières années, environ 20% de la hausse de concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère est venu du déboisement. Autrement dit, ses dégâts sont comparables à ceux du plus gros pollueur du monde, les États-Unis. Au rythme actuel, la destruction des forêts au Brésil et en Indonésie (toutes les 10 secondes, l’équivalent d’un terrain de football part en fumée) cumulée à la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère va annuler, à elle seule, près de 80% des destructions d’émissions réalisées dans le cadre du protocole de Kyoto.


Les forêts constituent aussi les ressources les plus importantes de diversité biologique. Au moins la moitié, sinon plus, des espèces vivantes vivent dans les forêts tropicales. Leur destruction rapide représente une atteinte mortelle au réseau compliqué dont dépend la vie sur terre.


On estime, par ailleurs, que cinquante millions des personnes vivent encore dans les forêts tropicales et que leurs cultures sont demeurées, pour l’essentiel inchangées depuis l’age de pierre. Elles disparaissent en même temps que les arbres et les espèces vivantes avec une violence qui s’apparente à un génocide.


medicament-plante1Il ne faut pas oublier que des centaines de médicaments que nous employons aujourd’hui proviennent des animaux et des plantes des forêts tropicales.
Si le rythme de déforestation se maintient, c’est pratiquement toutes les forêts tropicales qui auront disparu au siècle prochain. Si elles sont toutes abattues ou brûlées, c’est l’avenir de notre espèce qui est compromis.


Un patrimoine de l’humanité
Ce qu’il reste des forêts mondiales doit aussi être d’urgence protégé par un organisme mondial et décrété patrimoine de l’humanité. Les pays possédant des zones forestières importantes doivent êtres dédommagés par les puissances économiques qui, en d’autre temps, ont pu exploiter leurs ressources naturelles sans contraintes.
La Coalition Forêts tropicales (Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Costa Rica) proposent de respecter des limites sur le gaz à effet de serre, mais demande en échange le droit de vendre des « compensations de carbone », non seulement sur les plantations de nouvelles forêts mais aussi pour les déboisements évités. Dans le cadre de cette proposition, les pays seraient payés pour ne pas abattre leurs forêts. Ces nouvelles initiatives venues des pays en développement prouvent ainsi leur créativité et leur souci de l’intérêt général.


La responsabilité des pays développés

Une bonne partie du bûcheronnage dans les pays en développement est en fait illégale, ou résulte de contrats obtenus par corruption. La revente du bois à destination des pays développés est souvent à l’origine de coupe clandestine.
Une autre raison appelle à nous responsabiliser. Le mode de vie occidental qui tient lieu de modèle aux yeux du monde entier repose sur une surconsommation de viande qui se révèle d’un préjudice considérable pour l’environnement et le maintient des zones forestières. Depuis les années 50, la consommation mondiale de viande a quintuplé. En 2030, le tiers-monde consommera près des deux tiers de la viande mondiale. Résultat, 29 % de la surface terrestre est défriché sous forme de pâturages et de cultures fourragères. Avec 7 000 km2 de forêt tropicale détruite, le Brésil est le 4e plus grand contributeur au réchauffement climatique global, et ce, principalement en raison de la croissance des exportations de viande vers les chaînes de fast-food aux Etats-Unis. « Le poumon du monde » brouté par des vaches. L’Australie, dont les exportations atteignent un niveau record de 958.000 tonnes de viande en 2008, détient le triste record mondial de destruction de son écosystème avec ses 130 millions de moutons et ses 27 millions de bovins responsables de la désertification des sols. En Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, les savanes ont été sérieusement dégradées par l’élevage et le défrichement.
« Dis-moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es ». La remise en cause de notre modèle alimentaire (fast-food, junk-food, vache folle…) va de paires avec celle de notre modèle économique. L’écologie et le social (et le sociétal) sont étroitement liés dans la réponse à apporter à l’avenir de l’humanité.


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Les centres de diversité génétique


La résistance génétique des végétaux aux destructions que peuvent provoquer des maladies, des parasites ou des changements climatiques constitue un facteur fondamental pour la sécurité de de la production agricole.
Une des plus grandes innovations que nous est apportée l’Histoire, est la sélection des semences. Chaque graine, chaque semis porte en elle un génome. La qualité de nos approvisionnements nécessite une large variété de ce matériel irremplaçable indispensable à de bonnes récoltes. Aujourd’hui, nous avons poussé jusqu’à l’extrême la sélection des végétaux et des semences pour optimiser les rendements. La nécessité d’obtenir des variétés qui puissent être congelées de manière industrielle, supporter les doses lourdes de produits chimiques divers, et qui correspondent aux normes d’emballage exige un produit uniforme. Par voie de conséquence l’ « érosion génétique » due à la sélection des semences est encore pire qu’auparavant.
La résistance génétique requière l’introduction permanent de nouveaux caractères génétiques que nous ne pouvons trouver que dans quelques refuges encore intacts, à travers le monde. Ces domiciles génétiques sont appelés « centre de diversité génétique » ou encore « centres de Vavilov ». Il existe, sur l’ensemble du globe, que douze centres de ce genre. Pratiquement tous les végétaux consommables cultivés dans le monde dérivent de cent trente espèces poussant sur ces territoires d’origine.


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Les douze « centres de diversité génétique » se trouvent tous maintenant en danger. En fait les sources de nos principales productions agricoles sont aujourd’hui systématiquement détruites.

Le système actuel fonctionne dans des conditions scandaleuses, dans l’indifférence des États, le manque de crédits, une protection et un entretien des collections absolument inadaptés et une absence du sens de l’urgence.
Le rouleau compresseur des grandes sociétés de l’agrochimie, par l’utilisation intensive des pesticides et le développement des cultures OGM, épuisent les sols tout en détruisant la diversité biologique dans des proportions encore jamais atteintes.
Il faut impérativement classer zones protégées les 12 centres de diversités génétiques dont dépendent les cent trente espèces de végétaux consommables cultivés.


Centres de diversité génétique


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1 • Stabiliser la population mondiale

icon-demogra1La population du globe est évaluée 6,4 milliards d’individus. Les experts jugent que dans les 45 prochaines années, elle atteindra 9 milliards d’individus. L’accroissement le la population mondiale exerce une pression considérable sur les ressources naturelles de notre planète. 94 % de cet accroissement se situe dans les pays en voie de développement.

• Il faut supprimer la dette du tiers-monde et allouer des ressources au financement des programmes d’aide au développement, à l’éducation, à l’accès aux moyens de contraceptions pour que s’opère une mutation démographique à l’instar des pays occidentaux.

2 • Résoudre la crise climatique

icon-co2• Notre civilisation dépend de conditions climatiques stables. La concentration de CO2 dans l’atmosphère favorise son réchauffement ce qui entraîne des catastrophes naturelles à l’échelle mondiale. Il faut réformer d’urgence notre politique énergétique, rationaliser le transports et les bâtiments pour diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 en sachant que

le nucléaire n’est en aucun cas une porte de sortie.
À l’aide de techniques déjà largement éprouvées, il est possible de commencer à remplacer les énergies actuelles par des énergies renouvelables qui n’épuiseront pas notre planète. Les investissements nécessaires dans la recherche doivent être entrepris. Des milliers de salariés danois travaillent aujourd’hui pour mettre au point et fabriquer des éoliennes qui seront exportées aux quatre coins du globe. Pourquoi, sur la biomasse, la France qui dispose du premier massif forestier d’Europe ne pourrait-elle prendre le leadership qu’elle a su prendre pour le nucléaire ?

• Cela ne se fera pas, non plus, sans l’application d’une fiscalité écologique commune sur les énergie fossiles à des taux proportionnels aux émissions que génère leur combustion. Il faut en même temps isoler tous les bâtiments (publics et privés) et accélérer le reboisement pour absorber un maximum de CO2 (en Europe comme dans le reste du monde).

3 • Préserver les ressources naturelles

icon_forest• Ce qu’il reste des forêts mondiales doit être impérativement protégé par un organisme mondial et décrété patrimoine de l’humanité. Les pays possédant des zones forestières importantes (comme le Brésil) doivent êtres dédommagés par les puissances économiques qui, en d’autre temps, ont pu exploiter leurs ressources naturelles sans contraintes.

• Il faut aussi classer zones protégées les 12 centres de diversités génétiques dont dépendent les cent trente espèces de végétaux consommables cultivés.

• Les taxes vertes françaises sont les moins élevées d’Europe. Leur part a chuté d’un quart entre 1999 et 2004. Nous devons renouer avec une fiscalité appropriée à modifier les comportements de consommation.

4 • Rénover l’agriculture et la pêche

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• Un investissement massif dans l’agriculture biologique est indispensable pour sauver les échos systèmes. Elle est déjà pratiquée dans 120 pays et représente un marché de 40 milliards de dollars. Ses bienfaits ne sont plus à démontrer : elle n’épuise pas les sols, pollue peu l’environnement et produit des aliments riches en valeur nutritive.
• C’est aussi l’occasion de relocaliser une partie de la production agricole chaque fois qu’il est possible afin de l’adapter au terroir, de rapprocher à chaque fois qu’il est possible le producteur du consommateur et permettre au pays du tiers-monde de renouer avec une agriculture vivrière qui répond au besoin des populations (et leur souveraineté alimentaire) et de mettre fin à la prolifération des cultures OGM.
• Des mesure radicales doivent être prises par l’ensemble de la communauté internationale pour stopper l’épuisement des sols, la surexploitation des fonds marins encouragés par l’attribution croissante de subventions inappropriées qui contribuent à la perte de la diversité biologique.

5 • Un programme ambitieux d’information

picto-info• Pour alerter et éduquer les populations sur les enjeux et les pratiques écologiques aussi bien environnementales qu’alimentaires, il importe d’utiliser tous les moyens pédagogiques à notre disposition relayés par les médias. Un programme d’éducation impliquant la participation des établissements scolaires et des universités dans la collecte des informations permettrait de mobiliser efficacement autour de la demande et l’offre écologique dans la société tout entière.

• La mise en place d’un sommet annuel de l’environnement analogue au sommet économique où l’on trouve rarement le temps de se pencher sur les problèmes écologiques permettrait de coordonner les avancées au niveau mondial.