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Un défi écologique

Résoudre la crise climatique

Déclarer la guerre au réchauffement climatique


icon-co21La quasi-totalité des scientifiques s’accordent à dire que les gaz à effet de serre qui résultent de l’activité humaine sont responsable du réchauffement de le planète (80% de la combustion des énergie fossiles et 20% du déboisement). La plupart pensent que le climat va se réchauffer de 1,4 à 5,8°C à la fin du siècle avec une nouvelle hausse du niveau des mers de 80 à 1m. Selon les experts nous devons nous attendre à davantage de sècheresses et d’inondation, de cyclones et d’ouragans, et le climat de l’Europe pourrait changer radicalement en raison d’une altération du Gulf Streem – le courant qui suit la côte est de l’Amérique du Nord et aujourd’hui la réchauffe.

C’est surtout en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud que les conséquences du dérèglement climatique seront les plus graves : les glaciers des montagnes fondent de plus en plus tôt au printemps, ce qui signifie que, en été, l’eau est déjà partie lorsque des millions d’habitants en ont besoin, quand les pluies se font rares, pour leur alimentation ou pour les cultures. Dans certaines zones d’Asie, les glaciers de petite taille pourraient avoir complètement disparu dans trente ans, et ainsi, une source très sûre d’eau potable pourrait disparaître. Or ce sont souvent dans ces zones subtropicales, où vit 70% de la population mondiale, que la population va continuer de croître à un rythme rapide. Combien de centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants vont vouloir quitter ces territoires ? Et pour aller où ? Et que faire si les zones côtières, qui sont, elles aussi, très peuplées, deviennent elles aussi nettement moins hospitalières ?

Le protocole de Kyoto

Les mesures misent en place par le protocole de Kyoto le 16 février 2005 par 141 pays représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre, mais en l’absence des Etats-Unis, s’avèrent aussi inefficaces qu’inadaptées. Le problème de la répartition du volume des émissions de gaz à effet de serre est au cœur de l’incapacité de la communauté internationale à faire face au réchauffement de la planète. Quel pourcentage précis de réduction d’émission de CO2 doit être appliqué pour chaque pays et en fonction de quels critères ? Il est impossible de trouver un accord juste et acceptable avec la méthode de Kyoto surtout quand les pays développés sont en mesure de racheter les droits de polluer des pays en développement qui polluent moins.

Le « commerce de carbone », où l’excédent de réduction des émissions des uns compenserai le déficit des autres, permet aux pays développés qui ont les moyens de subventionner leurs industries de continuer à polluer.

La responsabilité des pays industrialisés…

La consommation débridée des pays industriels avancés est largement responsable de l’augmentation d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre au cours des deux cent cinquante dernière années. Parmi les pays développés, les États-Unis sont l’un des pires. Les pays en développement font valoir que les émissions de gaz à effet de serre effectuées par les Etats-Unis au XXIe siècle dépassent de 50% celles de l’ensemble des pays en développement de la planète réunis. Les émissions de CO2 du Texas, avec ses 22 millions d’habitants, excèdent celle des 120 pays en développement réunis dont la population dépasse 1,1 milliard d’habitants. La dévastation que les États-Unis inflige aux autres pays est aussi terrible que n’importe quelle guerre qu’ils pourrait leur faire.
Aussi la lutte contre le réchauffement du climat impose des coûts à des industries influentes — l’automobile, le pétrole et le charbon. De plus apparaissent de nouvelles opportunités apportées par le réchauffement climatique comme la fonte de la calotte glacière qui pourrait rendre accessible le pétrole qui se trouve dans l’océan Arctique.
Pour toutes ses raisons, les puissants lobbys de producteurs des pays développés sont réticents à prendre les mesures qui s’imposent alors qu’ils devraient montrer l’exemple.

…et des pays en développement

Les pays en développement sont aussi directement concernés. Déjà en 2005, les pays en développement ont représenté près de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et vers 2025, selon les projections actuelles, ils enverront dans l’atmosphère plus de gaz à effet de serre que le monde développé. Mais tant que les Etats-Unis restent intransigeants les pays en développement ne voient aucune raison valable de sacrifier leurs revenus et leur croissance pour aider les Américains et se trouvent dans l’impossibilité de circonscrire les forces énormes qui poussent à la corruption, et qui viennent des pays développés.

Ces dernières années, environ 20% de la hausse de concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère est venu du déboisement. Autrement dit, ses dégâts sont comparables à ceux du plus gros pollueur du monde, les États-Unis. Une bonne partie du bûcheronnage dans les pays en développement est en fait illégale, ou résulte de contrats obtenus par corruption. De nouvelles initiatives venues des pays en développement prouvent ainsi leur créativité et leur souci de l’intéret général. Sur ce point, vous pouvez consulter la page Préserver les ressources naturelles.

icon-carbon-taxUne fiscalité écologique

Le réchauffement de la planète est un problème mondial duquel aucun pays ne peut se soustraire. La solution sera de faire lever par tous les pays du monde une écotaxe commune sur le pétrole, le charbon et le gaz à des taux proportionnels aux émissions que génère leur combustion. Faisons payer pleinement le coût de la pollution.
La taxe fonctionnerait comme un impôt fixé a un niveau assez élevé pour réduire les émissions mondiales afin d’atteindre les « objectifs communs » du protocole de Kyoto. Chaque pays garderait les recettes de la taxe sur le carbone (pour par exemple favoriser les créations d’emplois dans tous les domaines qui touchent au développement durable), au lieu de devoir donner de l’argent à un autre pays.
Une écotaxe évite d’avoir à fixer des objectifs nationaux qui sont très difficiles à évaluer car la situation de chaque pays est différente.

L’Europe comme levier

Le réchauffement de la planète est trop grave pour que nous comptions sur la bonne volonté des uns et des autres. Pour faire respecter les objectifs d’une fiscalité écologique par des actions judiciaires, il faut que l’Europe utilise le fondement du droit commercial international pour obliger tous pays récalcitrants à se comporter de façon responsable.

La France et ses obligations

Mettre 100% de la puissance pour lutter

contre le dérèglement climatique

La France possède déjà un taux de pollution par habitant qui n’est que le tiers de celui des États-Unis. L’ampleur de la crise nous impose de diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Là encore les solutions existent. Le potentiel d’amélioration de nos bâtiments, de nos moyens de transport et des appareils que nous utilisons est considérable : il est possible de réduire d’un facteur 2 à 5 nos consommations d’énergie et de matières premières, à l’aide de techniques déjà largement éprouvées. En rationalisant et en remplaçant les énergies actuelles par des énergies renouvelables, par définition inépuisables, nous pouvons répondre durablement à nos besoins en énergie sans épuiser notre planète. Nous pouvons d’ores et déjà envisager la fermeture rapide des centrales actuelles thermiques fioul et charbon mais aussi une sortie progressive du nucléaire d’ici 2035. Nous pouvons doubler l’usage de l’électricité, tout en stabilisant sa consommation sans le nucléaire. D’une part grâce au développement rationnel des énergies alternatives durables déjà existantes : photovoltaïque, éolien, hydraulique, co-génération et biomasse, d’une part (le solaire, thermique et photovoltaïque confondus, n’occupe que 4 % des surfaces déjà bâties, alors qu’il pourrait atteindre le double sans aucune concurrence du sol). Et d’autre part, grâce à l’optimisation des ressources en service : gaz naturel, le grand hydraulique, le microhydraulique, ainsi que le renouvellement des équipements énergivores et l’ajustement de la règlementation.


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imagetaxecarbone• Une fiscalité écologique est nécessaire avec la mise en place d’une écotaxe pour les industriels. Pour les particuliers, nous proposons, à l’instar de la fondation Nicolas Hulot, la redistribution du produit de cette taxe sous forme d’une prime climat-énergie, à titre d’allocation universelle climat identique pour tous. Ainsi, chaque année, tous les ménages recevront un chèque de l’administration fiscale identique pour tous de 130 euros qu’on leur prendrait s’ils ne diminuaient pas leur consommation d’énergie. Seuls ceux qui augmenteront leur consommation d’énergie vont perdre de l’argent. Et ils en perdront encore plus si on ne fait rien et si dans dix ou vingt ans le prix du pétrole ou du gaz atteint des sommets car, en raison des réserves finies d’hydrocarbures, l’énergie coûtera plus cher de toute façon. Augmenter à la fois le revenu (par l’allocation) et le prix de l’énergie fossile (par la fiscalité) présente un double avantage : inciter les ménages à modérer de plus en plus leurs consommations d’énergie et leur donner les moyens d’effectuer les investissements nécessaires pour consommer moins. C’est aussi une mesure socialement juste car les ménages modestes consomment en valeur absolue beaucoup moins que les ménages les plus aisés. Autrement dit, les ménages modestes seront davantage aidés.


icon-terre-ecrasee• Les transports représentent plus de 30 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, dont la moitié pour la voiture particulière. Le jour où les chinois possèdent autant de voitures que les occidentaux, la planète explose. Le développement de la voiture individuelle à essence est déjà condamné par le réchauffement climatique, mais il n’est même pas envisageable dans une version non polluante car sa fabrication en masse pour l’ensemble de la population dépasserait les limites physiques de la planète (sans compter l’aberration qu’elle représente déjà dans les villes aux heures de pointe). Le redéploiement ambitieux et rationalisé des transports publics sont les grands chantiers de demain et source d’emplois. Des réseaux gratuits (comme c’est déjà le cas en France à Châteauroux, Gap, Vitré, Compiègne, et en Flandre à Hasselt) bien desservis et des équipements parfaitement entretenus encourageraient facilement l’usager à délaisser sa voiture. La mise à disposition collective de voitures individuelles propres dans les zones urbaines paraît aussi envisageable que le développement généralisé du vélo en accès libre.
Pareillement pour le transport de marchandises dont il faut reporter le trafic vers des solutions plus performantes : rail, voies fluviales, cabotage.


picto-chauffage• Le scénario Négawatt se propose aussi de réduire la consommation moyenne de chauffage sur l’ensemble du parc résidentiel et tertiaire, à 55 kWh par m2 à l’horizon 2050, soit une économie de l’ordre de 67 %. La France est le pays qui utilise le plus d’électricité pour se chauffer : 90% de  l’électricité utilisée en Europe pour le chauffage est utilisée en France !  Utiliser de l’électricité pour produire du chauffage est un non-sens total : le rendement énergétique est très mauvais et, en hiver, au moment où des millions de gens rentrent chez eux et allument leur chauffage électrique (en même temps qu’ils allument la cuisinière et la télévision), le parc nucléaire ne suffit pas et il faut allumer toutes les centrales au gaz et au charbon pour fournir l’électricité nécessaire. Le bilan CO2 du chauffage électrique est catastrophique. Comment expliquer que la France soit le seul pays d’Europe où l’on a tellement développé le chauffage électrique ? Pourquoi la France, qui dispose du premier massif forestier d’Europe, n’a-t-elle pas développé davantage la production de chauffage à partir de la biomasse ? Pourquoi, sur la biomasse, la France ne pourrait-elle prendre le leadership qu’elle a su prendre pour le nucléaire ?


picto_mamaison• La réhabilitation des logements et des bâtiments industriels permettrait de diviser leur consommation d’énergie d’un facteur 3 à 4. En France, aujourd’hui, la loi oblige quiconque veut vendre une maison ou un appartement à faire un diagnostic amiante et un diagnostic termites. Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean proposent de rendre obligatoire le diagnostic et les travaux de mise aux normes thermiques avant de vendre ou de louer un bien immobilier. S’il faut en même temps isoler tous les bâtiments publics et tous les bâtiments privés qui changent de main, on peut créer au moins 100 ou 150 000 emplois en recrutant et formant un bon nombre d’ouvriers et de chefs de chantiers plus 5 à 10 000 dans le conseil et l’étude technique. Mais la France manque déjà de logements, si, en permanence, 200 ou 300 000 logements sont inhabitables pendant quelques semaines parce qu’ils sont en travaux, cela va encore accroître les tensions sur le marché du logement ! C’est vrai, sauf si l’on construit très massivement de nouveaux logements et que comme aux Pays-Bas, plus de 50% des logements et donc des loyers sont gérés par des syndicats ou des coopératives et échappent aux lois du marché.


picto_biomasse• Les énergies renouvelables représentent 71 % de la production d’énergie primaire totale dans le scénario NégaWatt. Mais elles sont aussi une réponse ambitieuse au chômage et à la relocalisation de l’économie. Le soleil, le vent, les rivières, les forêts, la biomasse et les cultures énergétiques ne peuvent (et ne doivent) êtres exploités que là où ils sont disponibles. Le développement de l’éolien, il fournirait à lui seul 40 000 emplois en 2010, plus de 100 000 en 2030 et plus de 200 000 en 2050, le photovoltaïque en fournirait 25 000, 40 000 et 150 000, même en tenant compte des gains de productivité prévisibles dans les usines de fabrication. Quant à l’exploitation de la biomasse, elle permettrait de maintenir en activité une part importante de nos agriculteurs dont l’emploi est menacé par l’inéluctable réforme des politiques agricoles : 10 000 emplois nouveaux pourraient êtres créés en 2010, 45 000 en 2030 et 150 000 en 2050.


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icon-pollutionLes 3 menaces de la pollution atmosphérique


• La diminution de la couche d’ozone : La réduction de la couche d’ozone modifie la capacité de l’atmosphère à protéger la surface de la terre des rayons ultra-violets. Les cancers de la peau et les cataractes deviennent de plus en plus fréquents.

• L’oxydation atmosphérique : La baisse du potentiel d’oxydation nuit à la capacité de l’atmosphère de se nettoyer elle-même en permanence de polluant comme le méthane.

• Le réchauffement global : Il augmente la quantité de rayons infrarouges retenus dans la basse atmosphère et, ainsi, inhibe la capacité de l’atmosphère à maintenir la stabilité du système climatique actuel. Le réchauffement global et la diminution de la couche d’ozone se renforcent l’une l’autre par une interaction complexe. Plus la couche d’ozone est mince plus les rayons ultra-violets frappent la surface de la planète et les organismes vivant qui s’y trouvent. Les utra-violets atteignent en particulier la végétation et diminue sérieusement sa capacité à absorber le CO2. Il se concentre davantage de CO2 dans l’atmosphère, ce qui favorise son réchauffement. Un réchauffement qui entraîne la fonte des glaces et de la neige qui, comme des miroirs, réfléchissent environ 95% de la chaleur qu’elles reçoivent. L’épaisseur de la calotte glaciaire a diminué de 2 % au cours de ces dernières années. À l’inverse, les eaux transparentes des mers et des océans retiennent 85 % de la chaleur et de la lumière qui les touchent. Les changements climatiques provoquent le réchauffement des océans qui exacerbe l’énergie destructrice des ouragans. Le rapport qui s’établit entre les températures polaires et les températures équatoriales constitue un des fondements de l’équilibre climatologique actuel. Le réchauffement climatique augmente la quantité de vapeur d’eau en suspension dans l’atmosphère, ce qui amplifie l’effet de serre.


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1 • Stabiliser la population mondiale

2 • Résoudre la crise climatique

3 • Préserver les ressources naturelles

4 • Rénover l’agriculture et la pêche

5 • Un programme ambitieux d’information