Newsletter

Rétablir la vérité

13 • On ne peut plus dire que :

la libre circulation des capitaux
est porteuse de croissance


La crise actuelle est l’aboutissement d’un processus qui a vu la dette privée exploser dans quasiment tous les pays développés. La croissance de la dette a en effet été la seule issue trouvée par le système capitaliste pour accentuer le déséquilibre de la redistribution des richesses tout en maintenant le niveau de vie des classes moyennes. Depuis les années 1980, la croissance du PIB américain est tirée par l’endettement des ménages et l’immigration sur le sol américain et non par la libre circulation des capitaux.


La libre circulation des capitaux et le développement des paradis fiscaux ont été la cheville ouvrière de l’attaque frontale menée contre la redistribution des richesses. Ils ont donné les outils pour rendre possible les délocalisations et l’évasion fiscale et accentuer la pression sur les salaires. “La fraude fiscale via les paradis fiscaux coûte 50 milliards d’euros par an à l’État français, c’est plus que le déficit budgétaire français. Si l’Etat avait eu cet argent, la France serait aujourd’hui en excédent budgétaire. Ça change tout en termes de dépenses publiques, en termes de politique économique.” (Christian Chavagneux)
Par ailleurs, la baisse graduelle de la croissance française (mais également de celle des USA, japonaise et européenne) depuis les années 60 a été concomitante à une libéralisation importante des flux financiers démontrant clairement que la libre circulation des capitaux n’est pas porteuse de croissance.


[retour]