il faut travailler plus pour gagner plus
La première cause de conflit aux prud’hommes entre salariés et entreprises sont sur les contingents d’heures supplémentaires impayés. Mais surtout le « travailler plus » se révèle contre-productif dans un pays où la moyenne du temps de travail est déjà de 39h. Dans des pays comme les Etats-Unis ou la Norvège, un cadre encore présent à 18h30 le soir est mal jugé. C’est considérer comme un manque d’efficacité. C’est la preuve qu’il est mal organisé ou incompétent.
De plus, un salarié ne choisit pas de faire des heures supplémentaires. Ils ne les acceptent que dans la mesure où il est mal payé ou bien quand il subit la pression de sa direction.
Mais surtout le « travailler plus » s’avère nuisible. Dans un pays où la production nécessite de moins en moins de travail humain, faire « travailler plus » ceux qui ont déjà du travail, c’est accentuer l’exclusion de ceux qui n’en ont pas.
Réduire le temps de travail, choisir d’utiliser autrement l’argent de l’Unedic et demander un peu de solidarité aux salariés, puis fermer les heures supplémentaires, c’est utiliser un BAZOOKA CONTRE LE CHÔMAGE.
« Travailler plus pour gagner plus » est l’ambition la plus stupide et la plus néfaste que la droite est pu mettre en place.

