l’immigration est un problème
Il y a toujours eu 7% d’immigration en France et se chiffre n’a pas bougé.
À l’horizon 2050, l’Europe sera confrontée à un grave déficit démographique. Pour empêcher une diminution de la population totale, il faudrait que l’UE accueille 47 millions d’immigrés ; pour maintenir l’effectif de la population active, le chiffre serait de 77 millions. De plus, le vieillissement de la population française ne cesse de se confirmer : en dix ans, l’espérance de vie a augmenté de 3 ans pour arriver à 84,4 ans pour les femmes (le chiffre le plus important sur le continent) et 77,5 ans pour les hommes. Ces phénomènes démographiques pèsent sur notre croissance et nos retraites. Nous devons comprendre que l’immigration est une chance pour la France et l’Europe de demain. Si les États-Unis ont pu maintenir un point de croissance supérieure à la France durant toutes ces années, c’est grâce à son immigration. Sarkozy ferait bien d’y réfléchir.
Le problème de l’immigration, c’est celui que rencontre tous les travailleurs : la baisse des salaires, la perte de leur pouvoir d’achat et la brutalité de la politique sécuritaire des gouvernements de droite.
1- Si des sans-papiers ont pu travailler clandestinement pendant des années en France, c’est qu’ils ont trouvé des employeurs pour les faire travailler. Ils ont contribué, par là, à la richesse économique de notre pays, payés des impôts et cela leur donne le droit de s’y établir au même titre que n’importe quel citoyen. Ils n’ont pas en plus à souffrir des pratiques illégales de leurs employeurs qui auraient du les déclarer et leur fournir un contrat de travail.
2- Deux millions de personnes chaque année poussés par la faim et la misère fuient leurs pays pour venir se réfugier en Europe au péril de leur vie. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis, l’Europe et le Japon consomment 80% de la production mondiale. Les multinationales occidentales procèdent à un pillage en règle des pays du sud par l’intermédiaire de la dette et de leur soutien aux dictatures militaires (la France n’est pas en reste avec la Françafrique). Les fonds de pension des économies occidentales spéculent sur les denrées alimentaires et réduisent les populations du tiers-monde à la famine. 100 millions de sous-alimentés supplémentaires entre 2007 et 2008. Nos sociétés bafouent la dignité humaine en s’enfermant dans leurs frontières quand des millions d’individus ne peuvent s’alimenter alors qu’il est prouvé, chiffres à l’appui par l’ONU, que la production agricole pourrait nourrir 12 milliards d’individus (nous sommes 6,4 milliards sur terre).
Si la France ne peut pas accueillir toutes la misère du monde, elle pourrait largement contribuer à la diminuer et ainsi ralentir l’immigration massive qui ne pourra qu’empirer au lieu d’y contribuer hypocritement. En attendant, nous ne pouvons que refuser de laisser mourir de faim des hommes et des femmes en leur portant secours dans la clandestinité.
Ceux qui cautionnent la politique actuelle soutiennent une répression indigne des droits de l’homme et refusent de faire le procès des causes qui mènent le monde à sa perte. Il est tellement plus simple de se satisfaire d’une « France aux Français » et de laisser fabriquer ailleurs nos produits par des ouvriers surexploités qui sont aussi des enfants (300 millions d’enfants exploités dans des conditions d’une brutalité sans précédent en 2006).

