“Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle
peut durer indéfiniment dans un monde fini
est soit un fou, soit un économiste.”
————————————————-Kenneth Boulding
une économie solidaire
dans une société durable
Face à un environnement qui se détériore rapidement, notre modèle de développement nous conduit au désastre absolu. Sauver la planète de la pollution massive qu’engendre la civilisation industrielle est un défi majeur que doit relever impérativement le XXIè siècle.
Jamais dans toute l’histoire de l’humanité nous n’avons eu faire face à quoi que ce soit qui puisse ressembler, même de loin, à ce qui nous attend si nous persistons à détruire notre environnement.
C’est l’occasion de remettre en cause notre modèle économique qui pousse à la surexploitation des ressources naturelles et de mettre en place un commerce équitable fondé sur des valeurs respectueuses de l’individu et de l’environnement. L’écologie et le social sont indissociables pour déboucher sur une prospérité enfin débarrassée de la croissance productiviste responsable des inégalités et de la crise écologique.
Le réchauffement climatique pourrait changer radicalement le climat de l’Europe. L’impact du réchauffement climatique va rendre de grandes parties du globe inhabitables et provoquer le déplacement de 200 millions de personnes avec la remontée du niveau des mers.
La disparition, chaque seconde, d’un dixième d’hectare de forêt tropicale, la multiplication par mille du taux d’extinction des espèces vivantes, l’amincissement de la couche d’ozone sous toutes les latitudes, la destruction possible de l’équilibre climatique qui rend notre monde vivable, imposent de réagir au plus vite :
1 • Stabiliser la population mondiale
La population du globe est évaluée 6,4 milliards d’individus. Les experts jugent que dans les 45 prochaines années, elle atteindra 9 milliards d’individus. L’accroissement le la population mondiale exerce une pression considérable sur les ressources naturelles de notre planète. 94 % de cet accroissement se situe dans les pays en voie de développement.
• Il faut supprimer la dette du tiers-monde et allouer des ressources au financement des programmes d’aide au développement, à l’éducation, à l’accès aux moyens de contraceptions pour que s’opère une mutation démographique à l’instar des pays occidentaux.
2 • Résoudre la crise climatique
• Notre civilisation dépend de conditions climatiques stables. La concentration de CO2 dans l’atmosphère favorise son réchauffement ce qui entraîne des catastrophes naturelles à l’échelle mondiale. Il faut réformer d’urgence notre politique énergétique, rationaliser le transports et les bâtiments pour diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 en sachant que le nucléaire n’est en aucun cas une porte de sortie.
• À l’aide de techniques déjà largement éprouvées, il est possible de commencer à remplacer les énergies actuelles par des énergies renouvelables qui n’épuiseront pas notre planète. Les investissements nécessaires dans la recherche doivent être entrepris. Des milliers de salariés danois travaillent aujourd’hui pour mettre au point et fabriquer des éoliennes qui seront exportées aux quatre coins du globe. Pourquoi, sur la biomasse, la France qui dispose du premier massif forestier d’Europe ne pourrait-elle prendre le leadership qu’elle a su prendre pour le nucléaire ?
• Cela ne se fera pas, non plus, sans l’application d’une fiscalité écologique commune sur les énergie fossiles à des taux proportionnels aux émissions que génère leur combustion. Il faut en même temps isoler tous les bâtiments (publics et privés) et accélérer le reboisement pour absorber un maximum de CO2 (en Europe comme dans le reste du monde).
3 • Préserver les ressources naturelles
• Ce qu’il reste des forêts mondiales doit être impérativement protégé par un organisme mondial et décrété patrimoine de l’humanité. Les pays possédant des zones forestières importantes (comme le Brésil) doivent êtres dédommagés par les puissances économiques qui, en d’autre temps, ont pu exploiter leurs ressources naturelles sans contraintes.
• Il faut aussi classer zones protégées les 12 centres de diversités génétiques dont dépendent les cent trente espèces de végétaux consommables cultivés.
• Les taxes vertes françaises sont les moins élevées d’Europe. Leur part a chuté d’un quart entre 1999 et 2004. Nous devons renouer avec une fiscalité appropriée à modifier les comportements de consommation.
4 • Rénover l’agriculture et la pêche
• Un investissement massif dans l’agriculture biologique est indispensable pour sauver les échos systèmes. Elle est déjà pratiquée dans 120 pays et représente un marché de 40 milliards de dollars. Ses bienfaits ne sont plus à démontrer : elle n’épuise pas les sols, pollue peu l’environnement et produit des aliments riches en valeur nutritive.
• C’est aussi l’occasion de relocaliser une partie de la production agricole chaque fois qu’il est possible afin de l’adapter au terroir, de rapprocher le producteur du consommateur et permettre au pays du tiers-monde de renouer avec une agriculture vivrière (et leur souveraineté alimentaire) qui répond au besoin des populations et de mettre fin à la prolifération des cultures OGM.
• Des mesure radicales doivent être prises par l’ensemble de la communauté internationale pour stopper l’épuisement des sols, la surexploitation des fonds marins encouragés par l’attribution croissante de subventions inappropriées qui contribuent à la perte de la diversité biologique.
5 • Un programme ambitieux d’information
• Pour alerter et éduquer les populations sur les enjeux et les pratiques écologiques aussi bien environnementales qu’alimentaires, il importe d’utiliser tous les moyens pédagogiques à notre disposition relayés par les médias. Un programme d’éducation impliquant la participation des établissements scolaires et des universités dans la collecte des informations permettrait de mobiliser efficacement autour de la demande et l’offre écologique dans la société tout entière.
• La mise en place d’un sommet annuel de l’environnement analogue au sommet économique où l’on trouve rarement le temps de se pencher sur les problèmes écologiques permettrait de coordonner les avancées au niveau mondial.

